Un an après le rachat de Fram, pourquoi les salariés toulousains sont dans la rue

Florine Galéron
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"Joyeux anniversaire Fram", ont commencé à chanter, aux alentours de 15h, les salariés réunis devant le siège du voyagiste toulousain, à deux pas du Capitole. Ce jeudi 24 novembre, ils étaient une cinquantaine en grève à l'appel de l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO), quasiment un an pile après le rachat de Fram par LBO-Karavel.
Pour Laye Simakha, le secrétaire CGT (syndicat majoritaire) du comité d'entreprise, "Karavel n'a pas tenu les engagements qui avaient été pris lors de la reprise" :
L'autre slogan scandé par les manifestants est : "Touche pas à mon salaire". Après avoir supprimé plusieurs avantages sociaux (tickets restaurant notamment), la direction a engagé une révision de l'organisation du temps de travail. "Au moment du passage aux 35 heures, nous sommes passées de 39 heures à 37,5 heures mais avec maintien des salaires. La direction nous demande désormais de passer aux 35 heures avec une perte de revenus de 10% environ, sans quoi Fram dépose le bilan. Sur un salaire moyen de 1 500 euros net mensuels, cela représente 120 euros par mois en moins. Ce chantage à l'emploi est inacceptable", dénonce Laye Simakha.
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De son côté, la direction dénonce un mouvement social qui arrive trois semaines après le lancement des offres d'été. "Le chiffre commençait à bien repartir depuis un mois. Les relations sont très compliquées avec les syndicats. C'est une prise en otage", se désole Alain de Mendonça, le président du groupe Karavel, qui rappelle la situation économique fragile de Fram :
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