Toulouse va expérimenter le dispositif "French Tech Diversité"

Sophie Arutunian

Sophie Arutunian
D'après la Conférence des Grandes Écoles, 83% des fondateurs de startups françaises présentes au Consumer Electronics Show (CES) en 2016 ont été formés dans les grandes écoles. Le constat est clair : l'écosystème de startups en France est particulièrement homogène, socialement. C'est pour lutter contre cela qu'est né le programme French Tech Diversité, qui vise à promouvoir la diversité sociale dans l'écosystème des startups françaises. Objectif : détecter, accompagner et soutenir les meilleurs projets de startups portés par des personnes issues de quartiers prioritaires.
Le programme, lancé à Paris en juin 2017 compte déjà une promotion de 35 startups qui seront accompagnées pendant 1 an. Réalisé dans le cadre du programme d'investissements d'avenir et piloté par le Commissariat général à l'investissement, il devrait être mis en place à Toulouse dès janvier 2018, après un appel à projets qui sera lancé d'ici la fin de l'année 2017.
Le programme propose aux lauréats un financement de 45 000 euros pour leur projet, un hébergement de 12 mois dans un incubateur, un programme de mentorat individuel, un accompagnement collectifs des lauréats.
À lire également
Le premier frein à la création d'entreprise, évoqué par 43% des entrepreneurs des quartiers de la politique de la ville, est le financement (source BPI France le Lab et Terra Nova 2016 citées par la French Tech). Les investisseurs semblent "frileux" à financer les projets d'entrepreneurs issus de ces quartiers. Ce qui conduit très souvent l'entrepreneur à utiliser ses ressources personnelles.
L'autocensure du potentiel entrepreneur est un frein à prendre en compte également. Elle empêche, par exemple, des personnes à fort potentiel d'aller vers l'entreprenariat qui apparaît, à raison, plus risqué que le salariat.
Le dernier frein identifié est le faible (voire l'absence d')accompagnement par des structures spécialisées. Ce taux est de 3% contre 10 à 30% d'entrepreneurs accompagnés sur le reste du territoire français (BPI France Le Lab et Terra Nova 2016).
Sophie Arutunian