À Toulouse, la Coopérative de l'immobilier facilite l'accès au logement pour les précaires

Florine Galéron

toulouse facade
Rémi Benoit

Florine Galéron

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Rémi Benoit
Depuis quelques jours, Florence Besson loue un T2 dans le centre-ville de Tournefeuille à une étudiante. Pour acheter son logement et le mettre en location, cette propriétaire n'est pas passée par une agence de location traditionnelle mais par la Coopérative de l'immobilier. Cette structure fondée en 2017 est la première société coopérative d'intérêt collectif (Scic) immobilière en France.
Le principe est que les propriétaires et les bailleurs peuvent devenir membres de la structure en s'acquittant d'une part sociale de 20 euros et participer aux assemblées générales de la coopérative sur la règle d'une personne est égale à une voix. La vocation principale de la Coopérative de l'immobilier est de contrer les difficultés d'accès au logement de toute une partie de la population.
Pour rétablir la confiance entre le locataire et le propriétaire, la coopérative cherche la garantie locative la mieux adaptée à chaque profil. "Il existe des garanties pour les travailleurs précaires comme Fastt pour les intérimaires, la garantie Visale, etc. Mais elles sont méconnues car elles ne sont pas mises en avant par les agences immobilières", relève Vincent Borrel, président de la coopérative.
Dans l'exemple de Florence Besson, l'étudiante travaille à côté comme salariée. Ses revenus couvrent trois fois le prix du loyer mais elle n'avait que sa mère comme garant, son frère venant lui-même de faire un prêt immobilier. La coopérative lui a proposé la garantie Visale. En cas de difficultés de paiement, Action Logement prend en charge le paiement du loyer et des charges locatives. "Toute cette procédure, même le cas d'impayé, est géré par la Coopérative de l'immobilier. Je suis plus tranquille dans mon investissement locatif", témoigne Florence Besson.
Par ailleurs, "nous n'avons pas d'agence avec une vitrine donnant sur la rue, ce qui alourdirait les frais pour les propriétaires. Nous avons seulement un bureau en centre-ville de Toulouse", complète-t-il. La Coopérative de l'immobilier annonce des frais d'agence à 8,5% avec l'assurance.
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À ce jour, la structure gère 50 logements en Haute-Garonne. Quelques studios font partie des lots mais surtout des T2, T3 et T4. Les appartements sont situés à Toulouse (Borderouge, Jolimont), Tournefeuille ou Saint-Orens. L'objectif est d'atteindre 120 lots d'ici fin 2019. L'effectif est actuellement de deux salariés mais la coopérative cherche à recruter un réseau de commerciaux indépendants. Enfin, le concept pourrait également être dupliqué dans d'autres villes intéressées par l'initiative, comme Blois ou Bayonne.
Florine Galéron