Aéronautique : le sous-traitant AAA veut supprimer 300 postes à Toulouse

Florine Galéron
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Airbus A350
Rémi Benoit

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Airbus A350
Rémi Benoit
Après Derichebourg, Daher, Airbus, Sogeclair et bientôt Figeac Aéro, un nouveau plan social se profile dans la région toulousaine. Le sous-traitant Assistance aéronautique et spatiale (AAA) compte supprimer 719 postes en France sur 1 587, soit plus de 45% des effectifs, après avoir déjà mis fin au contrat d'environ 500 intérimaires.
AAA dispose d'un siège social dans la région parisienne, de deux usines à Tarbes (Hautes-Pyrénées) et Carquefou (Loire-Atlantique) mais la majeure partie de son effectif travaille sur les sites de ses clients (Airbus, Dassault, Safran, ATR, Latécoère, etc) à la fois à la production et à l'ingénierie.
Par ailleurs, la direction projette de supprimer 137 postes sur les sites de l'Ouest (Nantes, Saint-Nazaire). L'usine de Tarbes risque de subir une importante restructuration avec 78 postes en sursis soit plus de 60% de l'effectif.
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D'après les syndicats, AAA escompte une perte de 65% de son chiffre d'affaires (qui a atteint 233 millions d'euros en 2018) du fait de la baisse des cadences et de la réinternalisation des charges chez les donneurs d'ordre. Pour autant, Julien Da'Rolt considère que les départs contraints pourraient être évités.
La direction estime que 40% des effectifs pourraient bénéficier du dispositif d'activité partielle longue durée.
Florine Galéron