Derichebourg Aeronautics : l'APC provoque de nombreux licenciements à Toulouse
Pierrick Merlet
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Derichebourg APC
Rémi Benoit
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En pleine crise sanitaire, ce dossier a beaucoup fait parler de lui, jusqu'aux hautes sphères de l'État, car il a été le premier dossier reflétant les difficultés de la filière aéronautique face à la Covid-19. Aujourd'hui, Derichebourg Aeronautics n'est plus qu'un nom parmi d'autres dans une liste composée en premier ordre d'Airbus, Daher, Aubert & Duval, Sogeclair, Nexteam et bien d'autres encore...
Une liste d'entreprises emblématiques de l'écosystème toulousain qui se sont lancées dans des plans de licenciements économiques face à la chute du trafic aérien et à la réduction des cadences de production chez les avionneurs. Soit, tout le contraire du sous-traitant aéronautique de rang 1, Derichebourg Aeronautics.
Comme l'a révélé La Tribune il y a quelques semaines, la direction de la structure basée à Toulouse, et plus précisément à Blagnac (Haute-Garonne), a négocié avec les syndicats un Accord de Performance Collective (APC), signé le 12 juin. Détaillé dans ces colonnes, celui-ci prévoit notamment zéro licenciement d'ordre économique jusqu'au 31 décembre 2020 mais surtout, la suppression des indemnités repas et kilométrique pour les salariés compensées en partie par l'instauration des tickets restaurants. Ce qui représente une perte de salaire mensuel, selon les profils, de 100 à 200 euros par salarié.
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Cet accord une fois entériné, la direction a informé par lettre recommandée les 1 500 collaborateurs toulousains de Derichebourg Aeronautics (qui dispose aussi d'un site à Bordeaux et un à Marignane). Seulement, pour ceux qui refusent cet APC, "la société sera amenée à envisager le licenciement", est-il écrit en page 11. Et ils sont nombreux dans ce cas.
Pierrick Merlet