Latécoère : pour sauver 114 postes, la direction propose un APC et mise sur l'APLD

Florine Galéron
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Siège de Latécoère à Toulouse.
Rémi Benoit

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Siège de Latécoère à Toulouse.
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Trois mois après le "coup de massue" de l'annonce du plan social, les négociations entrent dans leur phase finale au sein de l'équipementier Latéocère. Pour rappel, le sous-traitant toulousain a annoncé le 25 septembre dernier un "projet de transformation et d'organisation" du groupe qui conduirait à 475 suppressions de postes en France, soit quasiment le tiers des effectifs qui s'élèvent à 1 504 salariés.
La Ville rose sera durement impactée puisqu'elle concentre la majeure partie des effectifs du groupe. En plus de son siège social rue de Périole, Latécoère dispose de sites de production pour la branche aérostructures à Montredon et d'une usine à Gimont dans le Gers. Sur cette activité, le plan prévoyait à l'origine 345 suppressions de postes sur un total de 827 salariés (41% des effectifs).
Après plusieurs mois de négociations, la prise en compte de l'APLD avait permis de sauver 39 postes. Pour sauvegarder plus d'emplois, Force ouvrière avait présenté début décembre une proposition à la direction afin de prendre en compte notamment davantage de départs à la retraite. Ce vendredi 18 décembre, la direction a fourni une réponse aux syndicats.
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Plusieurs pistes ont été avancées par la direction dans le cadre de cet APC avec notamment la réduction du nombre de RTT pour les cadres et une révision des horaires d'équipes des ouvriers. "Nous trouvons injuste d'enlever des jours de RTT. Les négociations vont se poursuivre pour essayer de sauver plus d'emplois. Nous ne sommes pas fermés à un APC mais notre ligne rouge est la baisse des salaires", ajoute-t-il. Une intersyndicale avec la CFE-CGC et la CGT est envisagée pour porter des revendications communes.
Florine Galéron