"C'est un coup de masse. Le volume de suppressions de postes annoncé est très important", lance Stéphane Faget, délégué Force ouvrière. Pionnier de l'aéronautique fondé en 1917, Latécoère s'est imposé au fil des décennies parmi les sous-traitants aéronautiques de rang 1 en produisant en série, pour Airbus et Boeing notamment, des portes d'avions et des câblages de trains d'atterrissage.
"Latécoère est architecturée en deux branches. La première, dédiée aux aérostructures, se charge de réaliser des sous-ensembles d'avions (portes, éléments mécaniques). Sur cette activité, le plan prévoit 345 suppressions de postes sur un total de 827 salariés (41% des effectifs). L'impact est très lourd car le marché est très dépendant des cadences de nos clients.La seconde branche, consacrée aux interconnexions, s'occupe des câblages et des systèmes embarqués. Il est prévu sur cette activité 130 postes supprimés sur un total de 677 salariés (soit 19% de l'effectif, ndlr)", précise Thierry Ynglada, délégué CFE-CGC à Latécoère.
Pour le moment, il est prématuré d'avancer une volumétrie site par site du plan social. Une chose est sûre, la Ville rose sera durement impactée étant donné qu'elle concentre la majeure partie des effectifs du groupe.
En plus de son siège social rue de Périole, Latécoère dispose de sites de production pour la branche aérostructures à Montredon et d'une usine à Gimont dans le Gers. Au niveau de l'activité interconnexions, le plan prévoit d'arrêter les activités de production sur le site de Labège et de redéployer les effectifs sur d'autres sites de cette branche, notamment à Colomiers. Les activités administratives sont en revanche maintenues.