C'est certainement la fin d'un long feuilleton à la fois social et industriel. Le conseil régional d'Occitanie, appuyé par la communauté des communes de Decazeville, a annoncé, mardi 19 avril, un accord avec les mandataires judiciaires autour de la fonderie SAM.
Depuis près de 150 jours, 200 anciens salariés de cette fonderie aveyronnaise occupent leur ancien lieu de travail, en se relayant nuit et jour. Une occupation qui fait suite à la liquidation de la société décidée fin novembre dernier par le tribunal de commerce de Toulouse. Une telle issue était devenue inévitable après que l'unique client du site, Renault, ait fait le choix quelques jours auparavant de ne pas soutenir l'unique projet de reprise sur la table à l'époque. Résultat ? Près de 350 licenciements et un outil industriel à l'arrêt.
L'accord entre les deux collectivités locales et les mandataires judiciaires doit donc permettre de mettre un terme à cette occupation illégale. Après une première audience au sein du tribunal correctionnel de Rodez le 24 mars, la justice avait rendu son verdict, laissant ainsi une semaine pour quitter les lieux aux anciens salariés de la fonderie spécialisée dans la production de pièces pour l'industrie automobile.