Le tribunal de commerce de Lyon a laissé jusqu'au 26 septembre, soit sept jours, à la nouvelle direction de Scopelec pour trouver une solution. Spécialisée dans l'installation et l'entretien des réseaux de télécommunications et née du côté de Revel (Haute-Garonne), celle qui est la première Scop de France vit, peut-être, ses dernières semaines.
Actuellement sous protection de l'instance, la société d'origine toulousaine a trois scénarios qui se dressent devant elle. Soit la mise en redressement judiciaire avec le pilotage de la société par un administrateur, la cession de certains actifs du groupe Scopelec pour renflouer sa trésorerie et potentiellement se relancer, ou bien la liquidation judiciaire avec arrêt d'activité à terme. Ce qui causerait alors la disparition des 2.500 emplois des salariés sociétaires encore dans le navire aujourd'hui.
La faute à qui ? Pour les salariés, la réponse est toute trouvée. "Orange assassin", est-il inscrit sur des pancartes au niveau du parking d'un site de la Scop à Saint-Orens (Haute-Garonne). Pour comprendre, il faut se remémorer le fait que l'opérateur français a décidé fin 2021 de réduire drastiquement sa collaboration avec Scopelec à l'issue d'un nouvel appel d'offre pour sa sous-traitance, causant la perte de 40% de son chiffre d'affaires.