Les fumigènes sont au rendez-vous. Allumés de concert, ils provoquent un véritable nuage de fumée devant le siège social de Brico Privé, le groupe toulousain spécialisé dans la vente d'articles de bricolage sur internet. Dans l'immeuble aux nombreux étages, qui fait face à la Cité des startups de Toulouse, se joue en même temps l'avenir des 174 collaborateurs de l'entreprise. Ce jeudi 21 mars, les représentants du CSE avaient rendez-vous pour négocier le futur PSE avec la nouvelle direction de Brico Privé, depuis la démission en septembre dernier des deux fondateurs de la société sur fond de désaccord avec son actionnaire majoritaire.
La centaine de salariés qui manifeste en bas de l'immeuble dès le début de la matinée, et venue de tous les sites de Brico Privé (région lyonnaise et secteur Eurocentre au nord de Toulouse), est dans l'attente de réponses.
Alors que les collaborateurs étaient conscients de la situation économique de leur entreprise ces derniers mois, ils étaient avant tout dans l'attente d'un plan d'action et de redressement de la part du groupement Les Mousquetaires, actionnaire majoritaire et unique de Brico Privé depuis le départ des deux fondateurs. À la place, la direction leur a annoncé, le 12 janvier, la fermeture prochaine du site de vente en ligne, mais le maintien de leur filiale professionnelle, Racetools.