Finance : faut-il créer une bourse régionale à Toulouse ?

Florine Galéron
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Jusqu'au début des années 1990, la France comptait six bourses régionales, en plus de celle de Paris. À savoir les places de Lyon, Nantes, Marseille, Lille, Bordeaux et Nancy. Elles ont toutes été supprimées face à la mondialisation des marchés financiers.
25 ans plus tard, le gouvernement envisage de relancer ces places de marchés en région. L'article 172 de la loi Macron annonce ainsi cet été : "Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le gouvernement remet au Parlement un rapport sur la création de plateformes de cotations régionales ou de bourses régionales dans chaque métropole régionale, en hexagone et dans les outre-mer, afin de fournir un outil de circuits courts de financement régional."
"Cela répondrait à un besoin de plus en plus sensible de fonds propres des PME et des ETI, qui n'ont quasiment pas accès aux marchés de capitaux", expliquait en début d'année Jean-Christophe Fromantin, député UDI des Hauts-de-Seine à l'origine de l'amendement. Ainsi, selon l'Afic (Association des investisseurs pour la croissance), les besoins en fonds propres des PME et des ETI françaises s'élèvent à 11 milliards d'euros par an. Or, les marchés n'ont investi que 6,5 milliards d'euros dans ces entreprises en 2013.
À Lyon, une bourse régionale a été relancée en juillet 2014 à l'initiative de la CCI (chambre de commerce et d'industrie). Opérée par Alternativa, Place d'échange a pour le moment permis à deux entreprises de lever à chaque fois environ 800 000 euros.
Pour Alain Di Crescenzo, président de la CCI de Toulouse et PDG de la société cotée en bourse IGE+XAO, cette réforme irait dans le bon sens :
Au contraire, la relance des bourses régionales est considérée comme anachronique par les sociétés de conseil :
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