EasyMile lève 6,5 millions d'euros pour ses navettes autonomes

Florine Galéron

easymile
Rémi Benoit

Florine Galéron

easymile
Rémi Benoit
Après avoir levé 14 millions d'euros auprès d'Alstom et réalisé un second tour de table auprès de Continental, la société toulousaine EasyMile a annoncé le 17 septembre l'entrée dans son capital de Bpifrance qui va investir 6,5 millions d'euros pour poursuivre son développement.
Fondée en 2014 à Toulouse, la jeune pousse était à l'origine positionnée sur la desserte urbaine du dernier kilomètre en navette sans chaufeur. Baptisé EZ10, le véhicule 100% électrique est capable de transporter jusqu'à 15 personnes et circule à une vitesse moyenne de 15 km/h. La navette a déjà été expérimentée dans "200 sites à travers le monde", explique EasyMile. Dans la région toulousaine, la commune de Pibrac a testé pendant plusieurs mois la desserte en navette sans chauffeur entre la basilique et le centre commercial. Les allées Jules Guesde à Toulouse ont également servi de terrain d'expérimentation.
À lire également
EasyMile planche également sur un déploiement de véhicules autonomes à usage professionnel. L'entreprise a noué un partenariat avec TLD, leader mondial des véhicules aéroportuaires pour développer TractEasy. Ce tracteur de bagages électrique, sans chauffeur est capable de faire transiter jusqu'à 25 tonnes. L'engin a aussi été testé par le constructeur automobile PSA à Sochaux pour automatiser une partie de ses flux logistiques.
TractEasy, un tracteur de bagages sans chauffeur (Crédit : EasyMile).
Après seulement quatre ans d'existence, la PME compte aujourd'hui 150 salariés dans cinq bureaux (Toulouse, Berlin, Denver, Singapour et Melbourne).
Florine Galéron