Aéronautique : Figeac Aéro investit 37 millions d'euros dans son usine du futur

Florine Galéron
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Rémi Benoit

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"On a gagné en ergonomie et en confort de travail, c'est sûr !, lance Laurent Carayon, opérateur chez Figeac Aéro. Avant l'arrivée du robot collaboratif, nous devions prendre d'une main la machine pour mettre les rivets et de l'autre tenir la cage à écrous. Il fallait se baisser souvent sous le chariot pour accéder à la riveteuse, ce qui faisait mal au dos". Désormais, l'opérateur a juste à tendre la cage à écrous et le robot se charge de fixer le rivet.
Un robot collaboratif est utilisé dans l'usine./ (Crédits : Rémi Benoit).
Ces robots collaboratifs sont un exemple de l'investissement engagé par le sous-traitant aéronautique Figeac Aéro dans sa nouvelle usine de futur, sur son site historique du Lot. Même si les premières machines sont arrivées dès 2015, le bâtiment de 7 500 m2 a été inauguré officiellement jeudi 28 mars, en présence notamment d'Olivier Andriès, président de Safran Aircraft Engines et de la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, Agnès Pannier-Runacher.
Jean-Claude Maillard, PDG de Figeac Aéro, a fondé la société en 1989./ (Crédits : Rémi Benoit).
"Nous y avons engagé 37 millions d'euros : 28 pour les machines, 7 pour le bâtiment, et 2 en R&D", a rappelé Jean-Claude Maillard, le PDG de Figeac Aéro. Cette société qu'il a fondé en 1989 pèse désormais 430 millions d'euros en chiffre d'affaires. Par ailleurs, elle emploie 1200 personnes sur son site historique de Figeac, 900 dans le reste de la France et 1600 à l'étranger (Maroc, Mexique, États-Unis, Chine).
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Dans sa nouvelle usine futuriste, Figeac Aéro fabriquera des carters du moteur LEAP pour Safran, en vertu d'un contrat de 500 millions de dollars sur dix ans remporté en 2014. Ces moteurs nouvelle génération équiperont des mono-couloirs, comme les A320neo d'Airbus et les Boeing 737max. L'usine produit actuellement 20 carters par semaine. Le groupe vise d'ici deux ans une production de plus de 1 200 carters par an. L'automatisation de l'usinage doit permettre de gagner en productivité face à la montée des cadences. "Une puce sur chaque outil coupant permet de donner des alertes quand il faut le remplacer. Quand il faut remplacer une plaquette, le bon tiroir s'ouvre automatiquement, cela permet de réduire les erreurs humaines", argue Yannick Gieulles, le responsable de l'activité usine du futur.
Florine Galéron