Aéronautique : comment les PME peuvent-elles se mettre à l'industrie du futur ?

Florine Galéron

Les robots ont envahi les entreprises aéronautiques depuis quelques années.
Rémi Benoit

Florine Galéron

Les robots ont envahi les entreprises aéronautiques depuis quelques années.
Rémi Benoit
"Notre activité, le traitement de surface et la peinture de pièces aéronautiques, reste un métier de main d'œuvre, peu automatisé", témoigne Xavier Saux, directeur des opérations chez Mecaprotec. Cette ETI compte 900 salariés répartis entre son siège social basé à Muret, au sud de Toulouse, (550 personnes), un site à Nantes (10 personnes), et un autre en Tunisie (350 collaborateurs). Pour elle, robotiser sa production n'allait pas de soi.
groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales)
et l'association Space. Après deux plans de performance industrielle, ce programme, dévoilé au salon du Bourget et doté de 23 millions d'euros, prévoit d'accompagner 300 PME de la filière aéronautique et spatiale dont 70 en Occitanie vers l'industrie 4.0.
,
Liebherr Aerospace,
Figeac Aéroont inauguré des usines dotées de fabrication additive et de robots à coups de dizaines de millions d'euros. Mais pour de plus petites entreprises du secteur, dotées de capacités d'investissement moindres, le cap de la digitalisation est loin d'être franchi.
Ce programme se déclinera en quatre volets :
De son côté, Mecaprotec va profiter de ce programme pour étudier l'automatisation d'une nouvelle partie de ses activités.
Mais si la robotisation pourrait en théorie rapporter des gains de productivité importants, l'ETI a été confrontée à des freins insoupçonnés. Un des clients destinataires des pièces a d'abord refusé le processus et puis la question s'est posée de la confidentialité de cette innovation qui lui permet de se différencier des entreprises concurrentes du même segment. Mecaprotec (44 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018) a prévu d'engager 150 000 euros pour continuer à évaluer la pertinence de robotiser cette activité.
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Autre configuration chez Gillis Aerospace, TPE de 40 salariés, basée dans le Tarn-et-Garonne et spécialisée dans la fabrication de fixations et de vis aéronautiques.
Avant de préciser : "Nous allons engager une étude pour évaluer les problématiques de robotisation, de digitalisation, de cybersécurité mais aussi au niveau des ressources humaines. Il faut sensibiliser les opérateurs et les chefs d'équipe pour qu'ils portent le projet".
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Après ces premiers retours sur les projets pilotes, le programme va réellement débuter à partir de l'automne dans les différentes régions. "En Occitanie, nous allons commencer avec une première vague de cinq à six entreprises au mois de décembre 2019", conclut Ana Munoz, responsable du projet au sein de Space.
Florine Galéron
Comment automatiser sur de petites séries ?