Comment l'Adie permet la création de 125 emplois par mois en Occitanie

Pierrick Merlet

L'Adie a accompagné près d'un millier d'entreprises, en Occitanie, en 2019.
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Pierrick Merlet

L'Adie a accompagné près d'un millier d'entreprises, en Occitanie, en 2019.
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Elle veut rendre l'entreprenariat accessible à tous. De ce fait, l'Association pour le Droit à l'Initiative économique, plus connue sous l'acronyme Adie, débloque des fonds pour des porteurs de projets, dont parfois leur profil peut freiner l'accompagnement d'un acteur bancaire classique. Ainsi, en 2019, l'organisme a mobilisé une enveloppe de près de 4,2 millions d'euros, pour soutenir 966 entreprises, nouvellement créées ou en développement, à l'échelle de l'Occitanie. Pour 2020, l'objectif des 1 000 projets accompagnés est visé.
Pour preuve, 41% des emprunteurs de l'Adie dans la région sont demandeurs d'emploi ou inactifs et 33% bénéficient des minimas sociaux par exemple. Ainsi, l'enveloppe moyenne attribuée par entreprise se trouve autour de 4 300 euros, pour un taux de remboursement évalué à 97,8%.
Une performance plus qu'honorable pour des profils à l'écart des modes de financement classiques, d'autant plus qu'ils sont créateurs de richesses sur le territoire.
Globalement, les projets soutenus concernent des petits commerces de proximité ou des commerces ambulants. Dans les faits, un tiers des entreprises accompagnées sont dans le domaine du commerce et un quart dans la prestation de services. Néanmoins, "le transport qui représente 9% de nos projets a beaucoup gonflé ces dernières années notamment en raison de l'émergence des services de livraison et les VTC", souligne Christophe Nicaud.
À l'approche des municipales, l'Adie a sollicité cette communauté de micro-entrepreneurs au niveau national afin de formuler des propositions qui seront remises aux candidats. Pour Toulouse, l'organisme a notamment sollicité des entrevues avec les équipes de Jean-Luc Moudenc, Nadia Pellefigue, Antoine Maurice et Franck Biasotto.
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Ainsi, pour Toulouse, une dizaine de proposition ont émergé suite à une réunion de travail avec des micro-entrepreneurs volontaires. Ils demandent notamment la mise à disposition gratuite des locaux de la mairie aux entrepreneurs, la création d'un service unique dédié aux entrepreneurs pour faire le lien avec les services économiques de la Métropole, ou encore la réduction voire la suppresion de la CFE pour les entrepreneurs ayant un chiffre d'affaires inférieur à 10 000 euros, "au moins en début d'activité". Seront-ils entendus ?
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