"Le plan de relance aéronautique ne va pas beaucoup aider les PME" (Celso)

Florine Galéron
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Celso réalise 50% de son chiffre d'affaires dans l'aéronautique.
Rémi Benoit

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Celso réalise 50% de son chiffre d'affaires dans l'aéronautique.
Rémi Benoit
La Tribune : Que vous inspire le plan de relance de la filière aéronautique annoncé par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, le 9 juin ?
Agnès Timbre : Le plan de relance aéronautique ne va pas beaucoup aider les PME. Déjà sur les 15 milliards d'euros annoncés, 7 sont dédiés à Air France. Ensuite, une aide (3,5 milliards d'euros, ndlr) est accordée aux compagnies aériennes. Sur la partie militaire, les 800 millions d'euros vont servir à acheter trois A330. Evidemment, il faut que les compagnies achètent des avions pour que nous ayons du travail. C'est très bien aussi de commander des avions militaires mais au niveau de mon entreprise, cela ne représente qu'une production de six coussins. Pas de quoi sauter de joie.
Une partie des mesures annoncées concerne tout de même les plus petites entreprises...
Pour les PME, une enveloppe est dédié aux fonds propres par crainte peut-être que les entreprises soient rachetées par des Chinois. Honnêtement, je ne connais aucun de mes confrères qui a été approché par de ce type de fonds d'investissement dernièrement. Ce n'est toujours pas ça qui me donne à manger pour traverser la période. Il n'y a rien dans le plan pour nous permette de passer le cap d'ici la reprise. Or, c'est de cela dont nous avons besoin. La seule chose qui pourrait nous aider, c'est le maintien de la prise en charge par l'État du chômage partiel sur une longue durée pour éviter les licenciements et une perte de compétences.
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Je suis d'accord avec le projet de faire un avion vert d'ici 2035 au lieu de 2050. Mais combien de temps aurons-nous du chiffre d'affaires dans nos PME ? À partir de septembre, quand il va falloir se remettre à jour pour le paiement des impôts et des charges sociales, cela va commencer à être dur pour certaines entreprises qui n'ont pas une bonne trésorerie. Et puis le prêt garanti par l'État (PGE), six mois après il faut commencer à le rembourser. Dans le plan, rien n'est prévu pour aider les PME à court-terme et c'est justement le court-terme qui nous inquiète tant que la reprise n'est pas là. En résumé, ce plan a fait beaucoup de bruit pour accoucher d'une souris.
Florine Galéron