Vidéo en ligne : rejoint par TF1, MyVideoPlace s'attaque à YouTube et Dailymotion
Anthony Rey
Anthony Rey
Lancée en mars 2015 et gérée par le groupe Rossel, situé à Bruxelles, et la société montpelliéraine Médias du Sud, la plate-forme de partage de vidéos MyVideoPlace a signé un accord, le 9 octobre, avec TF1, 15 télévisions locales et un groupe de dix titres de presse quotidienne régionale (PQR) pour élargir son offre. Selon Christophe Musset, P-dg de Médias du Sud, cette politique de partenariats va rapidement s'étendre à la totalité des adhérents de Télévisions Locales de France (25 télés), ainsi que 4 ou 5 chaînes non adhérentes.
Fruit de 700 000 € d'investissements en R&D, portés par Médias du Sud, MyVideoPlace est en bêta test avancé, avant une première version opérationnelle en fin d'année. La plate-forme de partage permet aux partenaires (chaînes de télé, sites d'information) de mutualiser des vidéos, reportages ou magazines en format web ou HD, et de diffuser un flux quotidien en live.
La plate-forme affiche un rythme de téléchargement de 50 vidéos/jour, et devrait atteindre, au terme de cette série de partenariats, la barre de 400 vidéos/jour. MyVideoPlace entend se positionner "au 3e rang des players français de la vidéo en ligne" et comme leader sur le marché de la couverture régionale, avec cet argument massue : un système de monétisation plus généreux que le standard fixé par YouTube et Dailymotion.
Ce dispositif repose sur la diffusion de pre-rolls (spot diffusé avant la lecture d'une vidéo) géolocalisés, avec la clef de répartition suivante : 25 % pour le producteur, 25 % pour le diffuseur, 30 % pour la régie, et 20 % pour MyVideoPlace.
MyVideoPlace est en cours de levée de fonds, pour un montant d'1 M€, afin de financer une partie des infrastructures nécessaires à cette montée en puissance. Le groupe formé par TF1 et l'ensemble des partenaires génère "plusieurs millions de pages vues" par jour, selon l'estimation de Christophe Musset.
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Anthony Rey