Matooma lance Matoowan, un réseau universel pour objets connectés
Anthony Rey
Anthony Rey
Après deux ans de R&D et une phase de tests de trois mois s'achevant en décembre, à laquelle participent une dizaine de partenaires, Matooma s'apprête à lancer un nouveau réseau, baptisé Matoowan, en janvier prochain. Sa caractéristique est de faire communiquer tous les objets connectés fonctionnant sur les systèmes de communication les plus répandus, mais qui restent souvent peu compatibles entre eux : réseaux mobiles (3G, 4G...), réseaux bas débit, interfaces radio de type CDMA, et communications locales (wifi, Bluetooth).
Pour la start-up basée à Montpellier, la mise en route de Matoowan implique un investissement lourd, qu'elle auto-finance à ce jour, afin de construire son réseau : deux partenariats ont été signés, respectivement avec le Français Zayo Group, pour la location de data-centers, et avec l'Américain Nutanix, pour la fourniture de serveurs nouvelle génération (VMware).
Matoowan a déjà convaincu quatre opérateurs télécom de premier plan : les Français Orange et SFR, le Néerlandais KPN et le Canadien Sierra Wireless, tous signés au cours des derniers mois. Selon Frédéric Salles, les réseaux cumulés de ces opérateurs, en intégrant les accords conclus avec leurs propres partenaires, sont suffisants pour que Matoowan couvre déjà la zone Europe.
À lire également
Avec le lancement de Matoowan, Matooma anticipe à nouveau une forte croissance sur 2016. Après l'ouverture d'une agence à New York cette année, la société s'installera à Madrid le 2 janvier 2016, et prévoit de s'implanter dans sept pays supplémentaires d'ici trois ans.
Créée en 2012, Matooma va réaliser un chiffre d'affaires de 3,4 M€ en 2015, et table sur 5,5 M€ l'an prochain. Ses effectifs passeront alors de 30 à 46 salariés.
Anthony Rey
Beau Comme Un Camion surfe sur la vague des commerces ambulants
Immobilier neuf : en Occitanie, le marché plombé par l'absence d’investisseurs locatifs
Incendies de l’Aude : un élan de solidarité envers viticulteurs et agriculteurs
Les recettes de l’enseigne irlandaise Primark pour asseoir sa stratégie des bas prix