Plussh interpelle François Hollande
Anthony Rey
Anthony Rey
François Hollande a rencontré les salariés de la société Showroomprive.com, le 1er mars, après que son service de communication ait choisi Periscope, l'application mobile de Twitter, pour diffuser cette visite en direct sur le réseau social. De nombreux utilisateurs ont saisi l'occasion pour parasiter cette opération (24 mn) en publiant des commentaires provocants, voire insultants à l'encontre du Président de la République, ce qui a contraint le community manager de l'Élysée à en supprimer la majeure partie, tant bien que mal (voir le compte-rendu de L'Express).
Cette opération de relations publiques sur Periscope, que de nombreux commentateurs ont qualifié de « fiasco », a fourni à Plussh l'occasion de lancer une contre-offensive médiatique vis à vis de son concurrent américain. La start-up montpelliéraine, qui développe sa propre appli de live streaming, a publié dès le lendemain une lettre ouverte au Président de la République, où elle rappelle que la même mésaventure est arrivée à Nicolas Sarkozy un an auparavant.
Dans le restant de la lettre, Plussh met en avant les caractéristiques techniques de son produit (diffusion instantanée, qualité HD...), et notamment la possibilité de contrôler les commentaires en direct. La société a récemment été élue « Start-up la plus prometteuse de l'année » par Business France sur le Salon mondial du mobile (MWC 2016) de Barcelone.
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Ce n'est pas la première fois qu'une société montpelliéraine dénonce un accord passé entre un acteur de niveau national et une entreprise concurrente étrangère. Fin 2015, BedyCasa, pionnier de la location de chambre chez l'habitant depuis 2007, avait critiqué le partenariat signé, le 11 décembre, par la SNCF avec le leader mondial du secteur, Airbnb. La fondatrice de la start-up héraultaise, Magali Boisseau, avait publié une note au vitriol sur son blog, prenant la défense du « Made in France » numérique.
Anthony Rey