Les start-ups régionales veulent recruter plus de commerciaux

Anh-Tuan Gai, fondateur de la startup Onfocus, témoigne lors du France Digital Tour, le 16 mai à Montpellier
France Digitales

Anh-Tuan Gai, fondateur de la startup Onfocus, témoigne lors du France Digital Tour, le 16 mai à Montpellier
France Digitales
France Digitale, association regroupant les entrepreneurs du numérique et les investisseurs de France, a organisé l'étape montpelliéraine du France Digitale Tour le 16 mai, au sein de l'incubateur Cap Oméga. À cette occasion, EY a dévoilé une étude nationale sur la performance économique et sociale des start-ups, avec des éclairages sur l'écosystème numérique de l'Occitanie.
Selon cette étude réalisée en 2017, la France, avec 2,5 Mds € de fonds levés à travers 605 opérations, dépasse pour la première fois la Grande-Bretagne en terme de fonds levés par capital-investissement. L'Occitanie capte 3,8 % de ce total, avec une performance en légère baisse toutefois : les start-ups locales ont collecté 86 M€ en 28 opérations, contre 210 M€ en 33 levées en 2016. De 2e région après l'Île de France dans le précédent rapport, elle recule au 3e rang, égalité avec PACA, en 2017.
L'écosystème régional couvre un large prisme, comme l'exprime l'éventail des plus fortes levées de fonds : la mobilité avec Easymile (28 M€), la santé avec Advicenne Pharma (16 M€), les énergies renouvelables avec Cozynergy (4,5 M€), la foodtech avec Lunchr (2,5 M€), etc. EY fait observer le rôle majeur des structures d'accompagnement dans le taux de survie à cinq ans de ces entreprises : un total de 45 % des start-ups françaises a eu recours à un incubateur ou un accélérateur sur la période, et le chiffre grimpe à 83 % en Occitanie.
Sur le front du recrutement, 94 % des start-ups avaient prévu de recruter en 2017, et un peu moins en Occitanie (88 %). Une nouvelle tendance émerge dans les profils recherchés : 57 % des entreprises d'Occitanie veulent intégrer des commerciaux ou marketing-developpeurs, et 29 % seulement des codeurs ; toutefois, la moitié d'entre elles expriment des difficultés à recruter ces profils.
France Digitale, au regard des besoins exprimés, a invité les start-ups présentes lors de cette journée à lui faire remonter des besoins et propositions : à l'occasion de la présidentielle 2017, l'association avait rédigé un "Manifeste des start-ups" structuré en 16 propositions (créer un Bac numérique, rediriger l'épargne longue au service de la transformation numérique, etc.) et remis à chaque candidat.
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Divers ateliers ont aussi été organisés pour collecter ces demandes. Sur le volet du financement, ils ont fait intervenir des fonds d'investissement tels que Black Fin Capital, Axeleo Capital, Orange Digital Ventures, bpifrance-Fonds Ambition Numérique, Elaia ou Iris Capital.
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Depuis 2017, France Digital est co-présidée par la Montpelliéraine Rachel Delacour (vice-présidente de Zendesk for Startups) et par Jean-David Chamboredon (CEO d'Isai). En avril 2018, Jeremy Guillaume (co-fondateur de Snapkin) est devenu le nouvel ambassadeur de l'association à Montpellier.