Leader du web-to-print en France, l’imprimerie montpelliéraine Exaprint achève son plan d’investissement de 15 millions d’euros et en ouvre une seconde tranche, de même envergure, d’ici à 2025. Objectif : renforcer son outil de production, notamment en équipements d’impression numérique. Elle lance une place de marché en ligne, baptisée Exalink, rassemblant des compétences en arts graphiques.10.000 m2 d'ateliers de production, 400 collaborateurs (dont 260 à Montpellier et 70 chez Exaprint Iberia à Barcelone), 40.000 clients, 700.000 références, 2.800 commandes traitées et 250.000 m2 imprimés chaque jour, 80 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022. C'est l'autoportrait en chiffres que fait l'imprimerie montpelliéraine Exaprint qui, ces dernières années et celles à venir, multiplie les investissements à coup de millions...
Née en 1998 à Montpellier, l'entreprise est aujourd'hui leader français de l'impression en ligne, autrement appelée le web-to-print. Pour continuer d'exister dans ce secteur plutôt traditionnel, la PME dit s'être inscrite de longue date dans une démarche d'innovation. Alors qu'elle s'apprête à lancer une plateforme de services innovante, son dirigeant François Potier, directeur exécutif, rappelle les origines.
« Son fondateur, en 1998, avait été le premier à mettre en catalogue des produits imprimés, et il a vite compris que le marché naissant sur internet offrait des débouchés intéressants. Le développement de l'entreprise a été rapide au fur et à mesure que les tuyaux internet se sont élargis... L'entreprise travaillait avec un réseau d'imprimeurs mais n'avait pas de capacités de production en propre. En 2008, la famille montpelliéraine Dematté, qui possédait l'imprimerie Pure Impression, rachetait Exaprint. Et en 2015, c'est le groupe américain Cimpress (connu pour l'une de ses nombreuses filiales Vistaprint, NDLR) qui rachetait Exaprint. Mais nous sommes restés indépendant dans notre stratégie commerciale. »
Place de marché online
Aujourd'hui, François Potier reste en veille et poursuit la démarche d'innovation : « Je vois deux champs d'innovation possibles dans le futur. D'une part, la personnalisation dans la façon dont le client va commander le support sur internet : nous devons donc être capables de lui faire une offre personnalisée. Ça commence mais c'est encore embryonnaire. Et d'autre part, ce qui est plus proche de nous, développer la notion de service autour du print. Nos clients ont souvent besoin de plusieurs compétences : graphiste, sérigraphiste, imprimeur, etc., qu'ils doivent aller chercher à droite et à gauche dans leur réseau. Nous voulons donc élargir notre chaîne de valeur à ces services nécessaires à leur communication. Nous avons eu l'idée de leur permettre d'élargir leur zone de chalandise en offrant aux prestataires avec lesquels nous travaillons un espace sur internet où promouvoir leur offre de service et développer leur business. Nous lançons donc Exalink (la primeur de ce service a été dévoilée au salon C!Print les 31 janvier, 1er et 2 février dernier, NDLR), une sorte de place de marché en ligne où trouver des professionnels des arts graphiques. Dans notre secteur, on est les premiers à lancer ce service ».