Grands Sites d'Occitanie : Narbonne mise sur son histoire

fontfroide
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L'Aude mise sur le tourisme patrimonial et historique. Les collectivités du territoire de Narbonne candidatent au réseau des "Grand Sites", aux côtés de Carcassonne (également en lice pour le label national "Grand Site de France"), initié par la Région Occitanie, sur le modèle des "Grands Sites" de l'ex-Midi-Pyrénées.
Le président de l'Agglomération Jacques Bascou, Didier Mouly maire de Narbonne, Laure d'Andoque co-gérante de l'abbaye de Fontfroide, Bernard Devic directeur du Parc naturel narbonnais et Nicolas Saint Cluque du Département de l'Aude, s'étaient réunis autour de Didier Codorniou, premier vice-président de Région et vice-président du Grand Narbonne en charge du tourisme, pour présenter ce projet à la presse le 31 janvier.
Il s'agit de la deuxième session de candidature pour le réseau "Grands Sites d'Occitanie", pourquoi ne pas avoir candidaté en septembre ?
Didier Codorniou : En septembre, nous n'étions pas prêts sur le plan technique. De par ma fonction dans le Parlement de la mer, j'étais mobilisé sur le Plan Littoral et ne pouvais m'impliquer dans ce projet J'ai demandé à travailler sur cette labellisation dès octobre, afin de boucler le dossier en deux mois et demi.
Les partenariats entre les collectivités locales, impliquées sur le territoire labellisé, et la stratégie à long terme, sont des critères importants pour obtenir cette labéllisation auprès de la Région. Quels sont les atouts de votre dossier ?
D. C. : Nous sommes structurés sur un périmètre présentant un fort potentiel patrimonial. L'Agglomération du Grand Narbonne est chef de file sur ce projet, avec la Ville, l'abbaye de Fontfroide, le Parc naturel narbonnais, l'Office de tourisme communautaire et celui de la ville. Ces différents partenaires ont travaillé main dans la main pour ce projet. Nos axes sont la Narbonne antique et médiévale, porteurs d'expertises, d'ingénieries et d'emploi. Le musée Narbo Via (porté par la Région, NDLR), ouvrira en 2020, et sera un élément central de ce dispositif.
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En plus de vos fonctions de maire de Gruissan et de vice-président du Grand Narbonne, vous êtes également premier vice-président de la Région. Comment évaluez-vous les chances de votre dossier ?
D. C. : Nous aurons une réponse en avril, date à laquelle la Commission doit se réunir. Je crois fortement en ce dossier, qui correspond à l'état d'esprit de ces « Grands Sites ». Nous avons l'espoir d'être retenus. C'est une chance pour la visibilité et la notoriété de notre territoire. Les « Grands Sites de Midi-Pyrénées », avaient un fort impact, avec une notoriété internationale passant de 43 % à 86 % entre 2008 et 2015.
Quels sont les axes forts à développer dans votre stratégie touristique ?
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D. C. : Nous voulons faire de Narbonne une référence sur le tourisme antique et médiéval. Il nous faudra travailler en concertation, entre les collectivités, le CRT unique ou les bases du projet Odyssea à Gruissan. Il faut développer l'innovation, avec des applications, mais aussi les tableaux et tables tactiles qui renvoient d'un site à l'autre pour la promotion de tout le territoire. L'Office de tourisme travaille déjà avec Orange pour analyser la provenance des visiteurs via leurs téléphones et connaître notre clientèle cible. Nous savons ainsi que l'Espagne se développe, tout comme la Belgique. Les Britanniques restent historiquement présents. Après, nous avons des visiteurs parisiens ou beaucoup lyonnais, c'est pour cela que nous essayons d'être présents sur des salons et de proposer une destination tournée vers l'art de vivre, le patrimoine et la gastronomie. Demain, nous aurons besoin d'offres packagées et de plus de cohérence dans nos partenariats.
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