Comment les Thermes de Balaruc veulent se relever de la crise sanitaire (et économique)
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Paul-François Houvion dirige les Thermes de Balaruc-les-Bains, dans l'Hérault, depuis août 2021.
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Les Thermes de Balaruc-les-Bains, qui comprennent une activité thermale (double orientation thérapeutique en rhumatologie et phlébologie), un spa thermal et une marque de cosmétique à base d'eau thermale, sont en tête des établissements thermaux de France en termes de fréquentation : en 2019, année record pour la station, l'établissement accueillait 53.000 curistes, soit 10% du marché thermal français. Mais la pandémie de Covid-19 a ébranlé l'activité de l'établissement, avec une baisse de près de 70% de la fréquentation en 2020 et une perte financière de 8 millions d'euros. En 2021, les thermes ont accueilli près de 30.000 curistes.
LA TRIBUNE - Dans quel état les Thermes de Balaruc-les-Bains sortent-ils de cette 2e année de crise sanitaire ?
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Paul-François HOUVION, directeur général des Thermes de Balaruc-les- Bains (depuis août 2021) - En 2021, nous avons encore connu une année de stop and go, avec un redémarrage lent à partir de mai, et une montée en puissance progressive, à l'exception du mois d'août où nous avons battu un record de fréquentation, avec près de 5.000 curistes contre 4.600 en 2019 et 3.400 en 2020. L'axe que nous avions pris en 2021 était de renforcer l'accueil et nous n'avons pas souffert, comme certaines stations thermales, de perte de salariés. Nous n'avons pas de saisonniers, nous employons 386 personnes et nous avons traversé la crise en maintenant les effectifs via un accord de performance de trois ans, avec le gel de certains avantages sociaux. Mais fin 2021, nous avons accordé une prime aux salariés, environ 700.000 euros au total, pour les récompenser des efforts consentis. Nous n'avons refusé aucun curiste et nous n'avons pas perdu d'argent, en partie bien sûr parce que nous avons été soutenus par différents dispositifs de l'État... En septembre 2021, nous avons remis en place une offre de mini-cures non conventionnées de cinq jours au prix de 249 euros : nous avions comme objectif d'atteindre un volume d'affaires de 20% en-dessous de 2019 et il a finalement été supérieur de 10%. Le spa thermal O'Balia, qui fait habituellement plus de 100.000 entrées par an, a enregistré 65.000 visites contre seulement 38.200 en 2020... Nous avons terminé l'année sur un chiffre d'affaires de 19,5 millions d'euros, dont 18 millions sur les thermes avec les cures conventionnées et les mini-cures. Nous serons bénéficiaires d'un peu moins de 300.000 euros. Nous avons su remettre notre trésorerie à flot, sans jamais être dans le rouge. Nous avons pris le PGE mais nous n'y avons pas touché.