Pop in Hotel promet, via une extension sur Google Chrome, des réservations d'hébergements à des tarifs moins chers que sur les plateformes web telles que Booking.
Les plateformes de réservations en ligne de chambres d’hôtel sont désormais presqu’un réflexe pour les consommateurs qui, informés des commissions prélevées par Booking ou Abritel, tentent parfois de les contourner pour réserver en direct. A Montpellier, la startup Pop in Hotel a imaginé un autre modèle permettant aux hôteliers de préserver leur visibilité en ligne tout en réduisant leur frais de réservations, et aux clients de payer moins cher. La solution est embryonnaire, mais son créateur persuadé de tenir là une pépite. A suivre…
L'ambition est une sacrée gageure... A Montpellier, la startup Pop in Hotel vient ni plus ni moins marcher sur les platebandes des géants du secteur hôtelier, ceux qu'on appelle les OTA (Online Travel Agency, en anglais) qui revendent en ligne les prestations touristiques ou les prestations de voyage de tiers, qu'ils soient hôtels, compagnies aériennes ou loueurs de voitures. En l'occurrence, les Booking, Abritel et autre Hotels.com.
Tout en présentant un autre modèle économique, Christoph Paikert, le fondateur de Pop In Hotel en 2019, se défend d'aller en concurrence frontale avec les OTA. Mais il fait néanmoins l'analogie avec le secteur des opérateurs téléphoniques où Free, parti petit, est devenu grand aux côtés d'Orange, SFR et Bouygues. Pour convaincre encore, il raconte que le succès des compagnies aériennes low-cost ne s'est pas non plus fait en un jour...
Alors en attendant de devenir grand, Pop in Hotel revendique modestement une idée financièrement avantageuse pour les prestataires de tourisme et pour les clients, et une solutions sous la forme d'une extension à installer sur Google Chrome, en alternative (provisoire) à une plateforme web traditionnelle.
« Au moins 5% de moins que le tarif affiché »
Christoph Paikert se présente comme « un ancien courtier en bourse » qui a ensuite, un temps, œuvré dans le secteur de la promotion immobilière. Et l'idée de Pop in Hotel est née ainsi : « Aujourd'hui, les réservations de chambres d'hôtel sur les plateformes web sont devenues un réflexe, mais les clients sont volatiles et comparent les prix... Souvent, ils essaient de réserver une chambre en direct avec l'hôtelier, pensant qu'ils l'auront pour moins cher, ce qui n'est pas toujours le cas, surtout depuis la loi Macron de 2015 qui a redonné leur liberté commerciale aux hôteliers qui ne sont donc plus tenus à une parité tarifaire : ils peuvent mettre le tarif qu'ils veulent sur les plateformes comme Booking ».
Dans un contexte de pouvoir d'achat qui se réduit, la guerre des prix incite les consommateurs à chercher les bons plans. Et c'est bien là-dessus que mise Christoph Paikert. L'entrepreneur rappelle que les OTA se rémunèrent via des commissions. Si elles sont en général de 15%, « elles peuvent monter à 25%, voire 28%, par exemple quand un hôtel est référencé "Genius" sur Booking ». Le modèle économique qu'il a imaginé pour Pop in Hotel repose sur un autre calcul.
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