Euro (trop) fort : comment sortir du piège

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Inquiet de la remontée rapide du taux de change de l'euro, François Hollande a pointé le risque que l'Europe ne soit victime de dévaluations compétitives de ses concurrents. Le sujet a été au menu du G20 de ce week-end, sans enrayer la chute du yen. Mario Draghi a reconnu que la hausse de l'euro est un risque, mais l'Allemagne bloque tout espoir de politique commune de change. Pour éviter de voir ses exportations, et donc sa croissance devenir l'otage d'une « guerre des monnaies » entre l'Amérique et l'Asie, la zone euro doit chercher à mieux s'immuniser contre les effets d'une volatilité excessive des taux de change. Voici cinq pistes pour affronter ce défi.

Les cambistes du monde entier disent merci à François Hollande. Le 5 février dernier, devant le Parlement européen à Strasbourg, le président français a donné du crédit au débat controversé sur la guerre des monnaies, en proclamant qu'une « zone monétaire doit avoir une politique de change, sinon elle se voit imposer une parité qui ne correspond pas à l'état réel de son économie ».

Ce discours fait écho à l'action du gouvernement Shinzo Abe, au Japon, qui a fortement « incité » la banque centrale à affaiblir le yen par une politique expansionniste (20% de baisse depuis l'automne). Mais aussi à la hausse rapide de l'euro, qui a regagné 10% face au dollar depuis juillet 2012. La France est un peu isolée dans ce combat. L'Allemagne s'est, sans surprise, très fermement opposée à tout objectif de change, renvoyant à la responsabilité de la BCE, indépendante. Son président a confirmé qu'elle ne fixait pas d'objectif externe pour la valeur de l'euro. Mais Mario Draghi a fait un geste en indiquant qu'il tiendra compte de l'effet désinflationniste de la hausse récente de la monnaie unique pour la conduite de la politique monétaire. Par cette man?uvre habile, la BCE a fait refluer un peu l'euro, de 1,37 à un peu plus de 1,34 dollar.

Si tout le monde récuse officiellement le terme de « guerre des monnaies », chacun y pense et la craint, avec en tête le souvenir des années 1930 qui avaient vu se multiplier les dévaluations compétitives agressives. La prise de position de François Hollande exprime aussi une inquiétude commune à tous les pays du sud de l'Europe : comment éviter que les efforts faits pour regagner pas à pas la compétitivité perdue des exportations ne soient anéantis en une nuit sur le marché des changes ?

Le G7, qui ne se réunissait plus depuis des années, a cru bon de publier un communiqué mardi, pour rappeler que les pays qui le composent ne fixent pas d'objectifs de change : une façon pour le Japon, principal accusé, de calmer le jeu avant la réunion du G20 Finances, vendredi 15 février, à Moscou. Le risque d'une plus grande permissivité à l'égard de l'inflation des banques centrales américaine, britannique ou japonaise continue cependant de planer. Prise en tenaille, la zone euro semble condamnée à voir sa croissance enfermée dans un cercle infernal : soit son économie va mal, et l'euro est attaqué au point d'être menacé de disparaître; soit elle va mieux, et l'euro se rétablit au point de brider la reprise des exportations des pays les plus faibles. Trouver la bonne valeur pour tous de l'euro dans un univers de changes flottants est évidemment un espoir un peu vain. Pour mieux s'immuniser contre la volatilité excessive des monnaies, l'Europe pourrait néanmoins trouver son salut - ou pas - en combinant plusieurs actions.

Définir un « politique de change »

Peut-on mener une politique de change dans la zone euro? En théorie, oui. L'article 209 du traité de l'union européenne prévoit une procédure d'intervention sur le marché des devises. Problème : cet article prévoit qu'une telle intervention doit se faire soit « dans le cadre de la politique de stabilité des prix de la BCE », soit « sans affecter » cette politique. Autrement dit, toute intervention peut être « contrée » par la BCE si elle n'est pas décidée par elle. A priori, ceci empêche toute « dévaluation compétitive ».Dans la pratique, rappelle Gilles Moec, économiste à la Deutsche Bank, « François Hollande s'est heurté au célèbre triangle défini par l'économiste et Prix Nobel Robert Mundell qui veut qu'il soit impossible de disposer à la fois de la mobilité des capitaux, de l'indépendance de la politique monétaire et d'un taux de change fixe. » Du reste, définir une politique de change commune tiendra de la gageure : selon une étude du même Gilles Moec, le niveau moyen de l'euro au-delà duquel la perception de la compétitivité se dégrade est de 1,37 dollar. Un niveau supérieur de 9% à la limite française et inférieur de 27% à celle de l'Allemagne. Pas facile de trouver un compromis...

Améliorer sa compétitivité

Dans un contexte où le triangle de Mundell s'applique, la seule voie pour compenser la perte de compétitivité causée par la hausse nominale du change est une dévaluation interne. Pour préserver les marges des entreprises, il s'agit d'améliorer ainsi avoir recours à une modernisation de la production, par une délocalisation de cette dernière ou par une baisse du coût du travail. Cette méthode fait, dans un pre-mier temps, grimper le chômage, mais comme la monnaie forte permet de faire reculer l'inflation, les revenus réels continuent de progresser, ce qui soutient la demande interne et relance l'emploi. Sans compter que l'amélioration de la compétitivité permet souvent de gagner des parts de marché à l'export. L'absence de politique de change devient alors une incitation à la réforme.

La patrie de cette stratégie, c'est l'Allemagne qui l'a mise en ?uvre au cours des diverses réévaluations du mark depuis sa création en 1949 et encore une fois lors des réformes Schröder. « Mais c'est aussi la politique suivie par la Banque de France avec succès à partir de 1982 », rappelle Gilles Moec. Et de fait, c'est la stratégie menée par la BCE qui, en se concentrant sur l'objectif d'inflation, oblige les pays à ajuster leur compétitivité. Le problème de cette politique, c'est qu'il faut de la patience sociale pour supporter la hausse du chômage qui résulte de l'amélioration de la productivité. Sans compter que, parfois, la monnaie forte peut faire peser un risque sur les réformes elles-mêmes. « Pour le moment, un des seuls ballons d'oxygène des économies portugaise, irlandaise et espagnole, ce sont les exportations en dehors de la zone euro qui bénéficient des mesures d'amélioration de la compétitivité. Mais il serait clairement mis en danger par un euro fort », estime ainsi Raphaël Gallardo, économiste en chef de Rothschild & Cie Gestion.

Couper l'euro en deux (ou plus)

Le problème de l'euro fort n'est pas le même pour tous. L'étude de Gilles Moec montre que les chefs d'entreprise italiens perçoivent un recul de leur compétitivité dès 1,17 dollar par euro, alors que les dirigeants allemands sont quasi immunisés contre l'euro fort puisqu'ils ne perçoivent un risque qu'à partir de 1,74 dollar par euro. Les différences de compétitivité entre le nord et le sud de la zone euro, à l'origine de la crise actuelle, sont encore loin d'être surmontées. Face à l'euro fort, elles menacent de se creuser encore. Certains ont donc pensé pouvoir tirer des conclusions de cette situation : il suffirait de faire éclater la zone euro. L'ancien patron des patrons allemand Hans-Olaf Henkel a plaidé pour un « euro du nord » et un « euro du sud ». Martin Skala, économiste à l'université de Francfort, a proposé une zone euro coupée en trois monnaies, sous la coupe de la seule BCE. Les pays pourraient alors évoluer en fonction de leur modèle économique entre ces trois zones : « nordique », à faible croissance et faible inflation, « sudistes », à forte inflation et à croissance moyenne et « émergentes » à forte croissance et forte inflation. Inconvénient majeur : ces modèles sanctionneraient l'échec politique de la monnaie commune.

Sur le plan économique, le risque est de revenir à la situation des années 1970 et 1980, où les dévaluations en France ou en Italie se succédaient, alimentaient l'inflation, avaient des effets très fugaces et contraignaient à dévaluer à nouveau. Une telle séparation conduirait également à un aux de capitaux vers le nord de l'Europe qui renchérirait l'euro du nord et pénaliserait les exportations de ces pays tout en privant ceux du sud d'investissements nécessaires à leur croissance. Les industriels allemands ont beaucoup craint ce scénario lorsque le spectre d'un éclatement de l'euro planait sur le continent.

Délocaliser sa production ou se couvrir

Le niveau actuel de l'euro face au dollar peut entraîner les entreprises à une nouvelle vague de délocalisations. Entre 2006 et 2008, période au cours de laquelle le billet vert était en phase ascendante pour culminer le 15 juillet 2008 à 1,6038 euro en séance, plusieurs mastodontes industriels européens (EADS, Dassault, Mercedes, BMW...) se sont installés ou ont renforcé leurs positions aux États-Unis et au Canada essentiellement, afin de se prémunir contre la faiblesse du dollar. Un risque de change qui pouvait rogner, voire dans certains cas extrêmes réduire à néant, leurs marges bénéficiaires. Toutefois, ces délocalisations restent coûteuses, et seuls les fournisseurs des premiers rangs ont la capacité financière de suivre leurs donneurs d'ordre.

Pour les autres, il est possible de se couvrir sur les marchés à terme - mais combien de TPE-PME ont un trésorier devises? - ou contracter une police d'assurance du risque de change. « Celle-ci est simple à mettre en place, mais la plupart des PME attendent souvent le dernier moment pour la contracter. Les PME n?ont pas les mêmes moyens que les grandes entreprises et n?ont pas accès aux outils proposés par les banques pour gérer la période de négociation », explique Patricia Pérez, responsable de service risque de change chez Coface. Évidemment, cette assurance a un coût. Chez Coface, le coût total de l'assurance varie entre 0,23 % de la part rapatriable des projets commerciaux pour la "négociation simple" et 0,46% pour la "négociation avec intéressement". Ces taux correspondent à la somme du pourcentage de prime payée à la mise en place de la garantie et du pourcentage de décote appliquée sur le cours garanti.

Or, celui-ci peut être jugé trop élevé pour beaucoup d'entreprises qui commercent hors zone euro. Sur les 116.000 entreprises françaises ayant exporté en 2012, la très grande majorité sont des TPE-PME... Délocaliser en zone dollar ne permet pas seulement aux entreprises de se couvrir contre les risques de change. En procédant ainsi, elles deviennent capables de répondre de disposer d'une main-d'?uvre qualifiée. Autre avantage de cette stratégie, notamment pour les sous-traitants, elle permet d'élargir sa clientèle, de travailler à la fois pour Airbus et Boeing par exemple.

Facturer les importations en euros ?

L'euro fort a un effet bénéfique sur le prix des matières premières. Pratiquement tous les produits de base, notamment le pétrole et le gaz, sont en effet libellés en dollars, traduisant à la fois la suprématie du billet vert comme monnaie internationale et le fait que les références en matière de cours se fixent aux États-Unis. Lorsque l'euro est cher, c'est un avantage pour l'importateur européen, par exemple une compagnie aérienne pour son kérosène, ou un producteur d'électricité pour son gaz naturel, ou un sidérurgiste pour son minerai de fer. Ainsi, le prix du baril de pétrole (WTI) à New York a grimpé de 13,5% depuis début décembre. Si on le recalcule en tenant compte de l'appréciation de la monnaie unique face au billet vert, cette appréciation n'est plus que de 9,5%. Pour le consommateur aussi, la plupart des produits en provenance de l'étranger qui sont liés au dollar coûtent moins cher. Mais cette situation n'est pas sans danger. Le risque est que la désinflation tourne à la déflation à la japonaise, avec une monnaie trop forte qui pèse à la fois sur les prix et les salaires internes.

À l'inverse, avoir une politique de change faible conduit à « importer » de l'inflation et à exporter de la « déflation » chez les autres. C'est le cercle vicieux qui s'est formé dans les années 1930, où les dévaluations compétitives agressives s'accompagnaient de politiques budgétaires restrictives. Pour y remédier, il faudrait en théorie que l'Europe facture les importations en euros afin de s'assurer d'une stabilité sur ce front. Ceci réduirait les effets bénéfiques de l'euro fort mais neutraliserait la volatilité des monnaies. Toutefois cela n'immuniserait pas contre la hausse des cours, puisque la référence resterait le prix en dollar. Pour réellement changer la situation, il faudrait donc que l'Europe concurrence les États-Unis sur le terrain politique, pour faire de l'euro la principale monnaie de transaction mondiale. Ce match-là n'est pas pour aujourd'hui, ni sans doute pour demain. Le billet vert restera encore longtemps un instrument de la domination économique américaine.

Article paru dans La Tribune Hebdomadaire du 15 février 2013 - N°36

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Commentaires
a écrit le 19/02/2013 à 16:58 :
Bizarre, l'Euro monte, le prix du carburant à la pompe aussi.
a écrit le 19/02/2013 à 15:23 :
Rappelez-vous : à la création de l'euro, on priait pour que l'euro égale le dollar (parité : 1$ = 1 euro). Malheureusement, les USA, dont la monnaie est gérée par le pouvoir POLITIQUE (là où l'euro est géré par des technocrates), ont constamment man?uvré pour déprécier le dollar et faire monter l'euro, afin de nous étrangler. Ce sont eux également qui ont aidé à falsifier les comptes de la Grèce afin de torpiller l'euro. L'euro gène le roi dollar, alors tout est bon pour lui nuire.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:45 :
Là, en principe, suivant la chronologie des événements, l'Euro va devoir dévaluer aussi. Vous avez d'ailleurs parfaitement raison sur le fait que l'Euro gène. Puis, il y aura reprise des attaques contre les pays de la Zone Euro les plus mal en point. Cette trame ne pourra être bousculée que par l'effondrement de deux ou trois pays qui montreront que le FMI a aussi ses limites. Bref, nous allons rire.
Réponse de le 19/02/2013 à 16:34 :
@couac. Vous avez raison, le complot américain est encore plus fort, ils ont man?uvré pour mettre Hollande à la tête de la France en éliminant DSK et maintenant du cheval à la place du boeuf. Mais heureusement que vous avez découvert leur sale jeu. Avez vous prévenu la section socialiste de l?Elysée que nous avons un incompétent envoyé par les Américains ?
a écrit le 19/02/2013 à 15:20 :
Il ne sera pas possible de sortir du piège de l'euro fort les autres monnaies l'ont bien compris car elles peuvent dévaluer et comme cela faire monter l'euro. L'euro ne ne pourra pas sortir de son piège car il est tout simplement mort. L'avoir dit guéri n'était qu'une bonne blague de plus.
Réponse de le 24/05/2015 à 10:48 :
La plus belle superproduction américaine de ces dernières années "La guerre sans fin". Merci Bush père et fils et maintenant Obama.
a écrit le 19/02/2013 à 15:03 :
attendons nous à une catastrophe financière d?ici deux ans. La France qui refuse obstinément de procéder aux obligatoires réformes de structure va déposer son bilan car l?Allemagne ne pourra pas et ne voudra pas venir à la rescousse. L?euro fort ou pas se diluera et le Mark reviendra. Le chantage aux importations en baisse auprès des Allemands ne marchera pas. L?euro faible va réapparaître sous divers noms: le franc, la lire, la peseta et la drachme. Les millions de chômeurs mettront fin au règne de notre scipion l?Africain dit François l?indécis. Entre temps gavez vous des bonnes nouvelles diffusées par nos médias.
a écrit le 19/02/2013 à 14:40 :
C'est marrant. Les gouvernements francais quels qu'ils soient, se plaignent toujours des dévaluations compétitives des autres. A une époque, c'était les iltaliens , les espagnols, maintenant ce sont les américains, les japonais. Jamais de leur faute !
a écrit le 19/02/2013 à 12:27 :
L'euro fut créer pour faire cesser les guerres des monnaies dans une zone, et l'on en constate le résultat: l'économie s'adapte à la monnaie du plus fort, qui veut garder sa suprématie, au lieu d'adapter la monnaie à l'économie de la zone. Changer le statue de l'euro; de monnaie unique a monnaie commune permettrai de dégonflé la grenouille qui se prend pour un taureau! Mais le dogme de la soi-disante "concurrence libre et non faussée" n'y survivra pas!
Réponse de le 19/02/2013 à 15:47 :
"Changer le statue de l'euro; de monnaie unique a monnaie commune". L'euro est déjà une monnaie commune et non unique. Vous avez l'euro français, l'euro allemand, l'euro grec, etc....avec un peg de 1 pour 1.
a écrit le 19/02/2013 à 12:20 :
L Euro fort ne profite pas à un pays, mais a la finance international, croire encore qu'un pays peut avoir un influence c'est du delire. Si vous regarder Allemagne qui est pour certain la cible vous faites erreurs, si Mme Merkel est le valet de la grande finance fier de son industrie cette situation n'est que provisoire les chinois auront vite fait de la laminer et fini la balance commercial positive. Mais si on regardeles indicateurs economique Allemand certainnes données sont inquiétantes comme les Landers et les villes surendettés ou la Faillite d'une grande partie du système banquaire et le secteur social en deroute. La verite c'est que Euro fort permet de gagner beaucoup d'argent sans produire et après les pays du SUD, cest au pays du nord de payer l'addition hors qui a encore les moyens de payer.
Réponse de le 19/02/2013 à 14:29 :
c?est ça, c?est ça, encore du délire germanophobe, nous on est meilleurs, on est les plus intelligents, arrogance et co........rie sont bien les deux mamelles de cette France Hollandiste
a écrit le 19/02/2013 à 11:59 :
Il y a aussi la solution que les allemands appliquent depuis 10 ans : Baissons nos prix, nos loyers et nos salaires par doses de 2-3% par an. La mesure est STRICTEMENT équivalente à une dévaluation de l'euro !
a écrit le 19/02/2013 à 11:53 :
Tout ça on connait merci du rappel, mais ya un truc très simple à comprendre, l'euro c'est la colonisation des pays de l'UEM en particulier les grands pays par l'Allemagne. C'est tout con c'est ça. Berlusconi qui est un malin, l'a bien compris, que dit il? J'aime l'Italie éternelle, celle d'un pays démerdard à monnaie faible et au budget de l'Etat restreint du fait de la fraude et de l'évasion fiscale. Il a compris que l'euro fort est la cause de la dette italienne et du creusement du déficit extérieur, les italiens se sont endormis car ils empruntaient à bon compte et s'enrichissaient sans rien faire avec la hausse des prix de l'immobilier. Berlusconi malgré toutes ses tares, ses vices, ses magouilles etc.. est un type intelligent et Monti n'est qu'un technocrate au service de l'Europe allemande, un façon de voir le monde qui ne profite qu'à l'Allemagne et à ses satellites. Donc la seule solution pour l'Italie, la France voire l'Espagne c'est la création d'un euro B (le Latin euro) qui au départ serait calé sur le dollar US, 1 euro B = 1 dollar US et comme j'ai pu l'écrire = 0.60/0.65 euro A (le Deutch Euro), et 070/0.75 franc suisse. Et bien entendu la sortie des petits pays du sud de l'UEM (Portugal, Grèce, Chypre etc...). Si la situation actuelle perdure, le pays qui va s'en prendre plein la g et qui en prend plein la g... c'est la France le dindon de la farce, moindre compétitivité, plus de chômage, plus de dette du fait de la dégradation de ses comptes et régimes sociaux internes, et du fait de la dégradation des autres, les pays assistés, ou devenus assistés (Italie, Espagne incluses) ces derniers devenant des plaques tournantes de l'économie souterraine comme la Grèce.
a écrit le 19/02/2013 à 11:22 :
Il est curieux de voir que l'histoire se répète, franc fort du début des années 1930 avec la "déflation Laval" (entre autres -10% sur les traitements des fonctionnaires), Portugal de Salazar avec un escudo monnaie forte et les Portugais s'expatriant pour manger, il est clair que l'Euro est trop fort pour nous et pour quelques autres et que cette expérience doit prendre fin, soit par introduction de plusieurs euros, soit par un retour aux monnaies nationales ou un mix des deux. De toute façon, ça finira comme ça et nos enfants se gausseront de nos "élites" dirigeantes actuelles, au mieux naïves, au pire bornées qui nous ont mis dans cette triste situation.
Réponse de le 19/02/2013 à 11:49 :
Et non malheureusement l'histoire ne se répète jamais, les pays les plus riches sont ceux qui ont la monnaie la plus forte, il suffit de voir la Suisse, donc ce sont bien les produits français qui sont de la camelote, et cela n'a rien à voir avec la monnaie, c'est une illusion, une idéologie bien française.
a écrit le 19/02/2013 à 11:05 :
regarder un peu les balances commerciales entre pays européens déjà, vous verrez bien que la cause du mal n'est pas l'euro, mais cela en fait un bon bouc émissaire lorsque l'on veut délibérèment se voiler la face sur ces propres faiblesses.
Réponse de le 19/02/2013 à 12:00 :
Vous avez raison, mais politiquement il est préférable de rejeter nos problèmes sur les autres !
a écrit le 19/02/2013 à 11:00 :
Article intéressant, avec une référence à Mundell. N'eut-il pas été opportun d'évoquer la zone monétaire optimale (qui a valu à Mundell un prix Nobel d'économie) et qui explique pourquoi l'euro est une sottise autant qu'une profession de foi qui justifie tous les sacrifices ?
a écrit le 19/02/2013 à 10:55 :
Reprendre chacun notre monnaie !!
a écrit le 19/02/2013 à 10:41 :
Tout ça con connait merci du rappel, mais ya un truc très simple à comprendre, l'euro c'est la colonnisation des pays de l'UEM en particulier les gradns pays par l'Allemagne. C'est tout con c'est ça. Berlusconi qui est un malin, là bien compris, que dit il? J'aime l'Italie éternelle, celle d'un pays démerdard à monnaie faible et au budget de l'Etat restreint du fait de la fraude et de l'évasion fiscale.Il a compris que l'euro fort à particpier à la croissance de la dette italienne et au creusement du déficit extérieur, les italiens se sont endormis car ils empruntaient à bon compte et s'enrichissaient sans rien faire avec la hausse des prix de l'immobilier. Berlusconi malgré toutes ses tarres, ses vices, ses magouilles etc;;; est un type intelligent et Monti n'est qu'un technocrate au service de l'Europe allemande, un façon de voir le monde qui ne profite qu'à l'Allemagne et à ses satellites; Donc la seule solution pour l'Italie, la France voire l'Espagne c'est la création d'un euro B qui au départ serait calé sur le dollar US 1 euro B = 1 dollar US et comme j'ai pu l'écrire 0.65 euro A (le Deutch Euro) et 070/0.75 franc suisse.Et bien entendu la sortie des petits pays du sud de l'UEM (Portugal, Grèce, Chypre etc...). Si la situation actuelle perdure, le pays qui va s'en prendre plein la g et qui en prend plein la g... c'est la France le dindon de la farce, moindre compétitivité, plus de chômage, plus de dette du fait de la dégradation de ses comptes et régimes sociaux internes, et du fait de la dégradation des autres, les pays assistés, ou devenus assistés (Italie, Espagne incluse) ces derniers devenant des plaques tournantes de l'économie souterraine comme la Grèce.
a écrit le 19/02/2013 à 10:37 :
Une monnaie trop forte est une bonne incitation à délocaliser ou à importer de l'étranger. Airbus ne s'en cache plus et fait de plus en plus appel à des sous traitants hors zone euro pour couvrir ce risque.
Et puis l'effet d'une monnaie forte sur les prix est à relativiser. Exemple: le textile et autres produits importés. Le prix baisse pour le distributeur qui importe (chaine de prêt à porter...) mais reste identique pour le consommateur. Une monnaie forte permet surtout aux distributeurs de se faire de confortables marges. Le prix des T shirt ne varie pas en fonction du cours de l'euro. Idem pour l'électronique...
Bref on voit bien les inconvénients d'une monnaie trop forte, mais les avantages restent très théoriques.

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