Capital-investissement : pourquoi tant de haine ?

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Méconnu au début des années 1980, le capital-investissement est aujourd'hui détesté en France, affirme Gilles Mougenot. Le président d'Argos Soditic invoque «l'arrogance» de certains acteurs du secteur.

«On ne nous aime pas, on ne nous comprend pas.» Cette plainte n'émane pas d'un groupe d'adolescents boudeurs, mais de gérants de fonds de capital-investissement français. «La France est l'un des pays où le private equity est le plus détesté. L'Etat ne comprend rien à notre métier», a sifflé Gilles Mougenot, directeur général de la société de capital-investissement Argos Soditic et ancien président de l'Afic (association des investisseurs pour la croissance), lors d'une conférence de presse, le 20 novembre.
Une détestation qui, selon les acteurs du secteur, trouve sa plus récente expression dans le projet de Budget 2013, lequel prévoit un alourdissement de la taxation des plus-values de cession et du «carried interest» (intéressement des gestionnaires de fonds aux résultats obtenus). Mais l'incompréhension entre le capital-investissement et les pouvoirs publics ne date pas d'aujourd'hui : «Nicolas Sarkozy nous détestait», affirme Gilles Mougenot.

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Commentaires
a écrit le 19/03/2013 à 11:24 :
Des investisseurs subventionnés qui se gavent en rémunération sur le dos des épargnants naïfs pour des projets d'investissement médiocres qui gaspillent les ressources intellectuelles et les capitaux du pays.. voilà en gros ce que sont les FCPI aujourd'hui.

Lorsqu'un investissement est par miracle heureux , il part aux USA faute de trouver des relais compétents en France... les USA bénéficient d'un incubateur gratuit en France !!!
a écrit le 04/12/2012 à 0:20 :
Gilles, ce que l'on aime pas aussi ce sont vos exemptions de charges sociales par le biais du carried-interest qui encouragent le pillage social de vos cibles, ce sont vos intérêts d'emprunts defiscalises on se demande pourquoi, ce sont les moeurs de barbares sans foi ni loi de vos congénÚres des mega-fonds britanniques, américains et français qui se comportent en racailles en col blanc quand il s'agit de dépouiller qui une cible, qui un apporteur d'affaires, qui l'Etat. C'est la déontologie selective de votre corporation qui se résume à veiller aux bonnes relations entre vous (pour préserver vos club-deals) sans vois préoccuper des comportements de voyous vis a vis de tiers ou de la communauté en général de vos pairs.
a écrit le 03/12/2012 à 21:32 :
Ce que je déteste, ce sont les LBO, le surendettement que l'on refourgue aux entreprises qui sont ensuite prises à la gorge. Que les fonds investissent OK, qu'ils s'endettent eux mêmes pour cela est déjà plus contestable, mais qu'ils refourguent la dette à l'entreprise achetée, en augmentant l'endettement au lieu de l'aider en investissant, cela est profondément choquant et devrait être interdit; cela a créé pas mal de catastrophes.

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