Les nombreux non-dits de la deuxième conférence sociale

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Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière; Copyright Reuters
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière; Copyright Reuters
Patronat et syndicats sont sortis déçus de la seconde conférence sociale des 20 et 21 juin. Si, sur la forme, ils trouvent utile ce type de sommet, sur le fond, en revanche, ils ont eu le sentiment que les vrais problèmes n'avaient pas été abordés: financement de la protection sociale, marché du travail, compétitivité, etc.

« Je retourne dans le monde réel »... Cette petite phrase, lancée sous forme de boutade par Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière (FO), à la fin de la seconde conférence sociale le 21 juin, résume un état d'esprit très largement répandu chez les partenaires sociaux. Patronat comme syndicats.

Alors que la France est en récession, que le chômage s'envole vers des sommets et que les comptes de la protection sociale se creusent, il faudrait pour beaucoup sonner le tocsin ! La CGT a ses idées sur la question. Le Medef aussi. Or, ce second grand rendez-vous social du quinquennat est apparu trop « tranquille » à de nombreux participants, comme si l'urgence de la situation n'avait pas été prise en compte.

Il y a 1.000 chômeurs supplémentaires chaque jour

Thierry Lepaon, le leader de la CGT, a ainsi dénoncé le« manque de mesures concrètes ». Lui qui rappelle sans cesse qu'il y a actuellement 1.000 chômeurs de plus par jour. Certes, le Premier ministre a annoncé dans sa feuille de route une réforme de la formation professionnelle pour la fin de l'année ainsi que la mise en place rapide d'un plan exceptionnel de formation pour que 30.000 chômeurs puissent occuper des...

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