BAD : le Canada disposé à augmenter sa souscription au capital exigible
La Tribune Afrique

BAD
Reuters
La Tribune Afrique

BAD
Reuters
Le Canada se montre de plus en plus comme un partenaire indéfectible de la Banque africaine de développement (BAD). En fin de semaine dernière, les autorités du pays nord-américain ont annoncé qu'elles étaient disposées à augmenter temporairement la souscription de leur pays au capital exigible de la Banque.
La responsable qui s'exprimait devant les corps diplomatiques en poste à Washington et les gouverneurs de la Banque, a souligné le caractère privilégié du partenariat entre la BAD et son pays.
Cette annonce du membre du gouvernement canadien intervient alors que les gouverneurs de la Banque venus à Washington sont toujours entrain de débattre sur la possibilité d'une 7e augmentation générale de son capital (AGC). Cet appui du Canada est stratégique et contribuera à renforcer la notoriété de la Banque dans le monde des finances et lui permettra également de pouvoir apporter son soutien aux pays africains, expliquent les sources au sein de la BAD.
Cette décision du Canada devrait également encourager d'autres pays membre de la BAD et ayant la notation triple A à se joindre pour souscrire temporairement au capital exigible de la Banque. Maryam Monsef en a même lancé un appel en ce sens, réaffirmant son soutien. « J'espère sincèrement que cette annonce facilitera les négociations sur l'augmentation générale du capital et contribuera à soutenir vos efforts. Le Canada est à vos côtés », a-t-elle déclaré.
À lire également
Le Canada est actionnaire de la BAD depuis 1983 et a participé à toutes les augmentations générales de capital. En 2010, au cours de la période de négociations sur la 6e AGC, le pays avait injecté un capital exigible temporaire, une décision qui avait permis à la Banque de continuer d'apporter son soutien aux pays membres régionaux au lendemain de la crise financière internationale, a rappelé la Banque dans son communiqué de presse.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

La Tribune Afrique
« Si l’aide au développement doit être réinventée, la coopération internationale ne peut être interrompue » (Rémy Rioux)
À la BAD, Sidi Ould Tah s’engage à « bâtir une Afrique robuste »
« Au-delà des chiffres, notre investissement sur le continent n'a pas changé » (Papa Amadou Sarr, AFD)
« Le vrai sujet des eurobonds est la bonne notation des pays africains » (Vera Songwe)