Infrastructures : l'enjeu de la rentabilité
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«La rentabilité du secteur des infrastructures en Afrique a été démontrée par plusieurs études». Ce sont là les mots du président du Sénégal Macky Sall qui intervenait à une table ronde, organisée en mai 2016 à Kigali dans le cadre du 26e Forum économique mondial sur l'Afrique et qui portait sur le financement des infrastructures dans le continent. Le locataire du Palais de la République a ensuite invité le secteur privé à participer massivement au financement des projets d'infrastructures, dont le retour sur investissement serait indéniablement garanti.
Les heures d'après, cette déclaration faisait la Une d'un grand nombre de médias ouest-africains, tellement la question de la rentabilité des investissements dans les infrastructures en Afrique fait de plus en plus débat. A peu de chose près, le chef de l'Etat sénégalais n'a pas tort. L'investissement dans les infrastructures revêt généralement une importante capacité d'incidence positive, tant sur les finances que sur le développement économique des Etats. Mais est-ce toujours le cas?
La nécessité de l'investissement dans les infrastructures est une certitude. Plusieurs études et spécialistes s'accordent d'ailleurs pour dire que l'un des freins majeurs au développement en Afrique provient du manque d'infrastructures. Comme pour corriger le tir et rattraper le retard accusé, la majorité des gouvernements africains ont multiplié ces dernières années les programmes nationaux de développement dans ce secteur. Mais dans cette course effrénée, quels sont ceux qui arrivent réellement à tirer parti de leurs investissements dans les infrastructures ?
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Publié en novembre 2016 par le cabinet et le Centre for Economics and Business Research, le «Global Built Asset Performance Index» en donne une infime partie de la réponse. Cet indice qui vise à quantifier la valeur combinée qu'apportent les actifs construits au PIB des pays est déterminé sur la base des revenus créés par les bâtiments, les infrastructures et les autres actifs immobilisés (logements, aéroports, écoles, routes, centrales électriques, centres commerciaux, ports, réseaux ferrés, ...). La dernière édition de l'indice a retenu 36 pays représentant 78 % du PIB mondial, dont deux en Afrique : l'Afrique du Sud et le Ghana.
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