• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ClimatL'actualité

Quotas de CO2: le cours est-il trop bas?

Dominique Pialot

Publié le 25 mai 2012 à 15:32 - Mis à jour le 25 mai 2012 à 15:40

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une troisième phase du marché européen d'échange de quotas débute en 2013 avec la mise aux enchères d'une part importante des quotas en circulation. Mais les observateurs s'interrogent devant les multiples problèmes de sécurité survenus ces dernières années et un cours trop bas pour avoir une quelconque efficacité en terme environnemental.

Le marché européen d'échange de quotas de CO2 pèse environ 80 milliards d'euros et 6 milliards de quotas. Il a connu en 2011 une progression de 6 % en valeur et 17 % en volume. Derrière ces chiffres, qui traduisent une baisse du cours de la tonne de CO2 échangée, se lit un diagnostic inquiétant. Lors d'une récente conférence organisée par l'Institut européen de la régulation financière (IERF) sur la comptabilisation des quotas de carbone, et à l'aube d'une troisième phase qui s'ouvre en 2013, la pérennité même du système a été évoquée par plusieurs intervenants.

Instauré en 2005, l'European Trading Scheme (ETS) a pour objectif d'optimiser et d'égaliser les coûts d'abattement des émissions de CO2. En effet, le système de plafonnement et échange de quotas (cap & trade) permet d'éliminer en premier lieu les émissions les moins coûteuses. Un volume de quotas décidé au niveau européen puis réparti entre les Etats membres est ensuite attribué à quelque 10.000 sites industriels.

Les assujettis sont les électriciens, cimentiers, sidérurgistes, papetiers, fabricants d'engrais, soit 45 % des émissions de l'Union européenne, ainsi que, depuis le début de l'année,  les compagnies aériennes dont les vols atterrissent ou décollent d'Europe.... Ceux qui n'utilisent pas la totalité des quotas qui leur ont été attribués peuvent les vendre sur le marché à d'autres assujettis qui les auraient dépassés. De ces échanges résulte un cours de la tonne de CO2 qui, s'il est suffisamment élevé, incite les assujettis à investir pour adopter des process moins polluants, plutôt que d'acheter des quotas sur le marché.

Les dysfonctionnements d'un cours trop bas

Mais à 6 euros la tonne, son cours actuel, les industriels n'ont aucun intérêt économique à investir dans des équipements bas carbone. Ce cours (qui avait atteint un record de 35 euros en 2008) résulte d'une sur-allocation de quotas dans la première phase (2005-2008), puis de la baisse de l'activité industrielle liée à la crise économique sur la deuxième période (2008-2011). En outre, la courte vie de l'ETS a déjà été émaillée de multiples accidents et fraudes : phishing, carrousel à la TVA, recyclage indu de crédits, etc. Plusieurs mesures ont été prises pour éviter que ne se reproduisent les fraudes passées, notamment la création d'un registre unique au lieu de registres nationaux, ou encore des règles plus strictes d'accès au marché.
Quant au cours, plusieurs mesures sont également envisagées au niveau européen pour le  soutenir (réduction plus drastique des volumes mis en circulation, décalage dans le temps des enchères...) En effet, outre l'absence d'incitation économique sur les acteurs, un cours trop bas entraîne d'autres dysfonctionnements, dont l'instauration en ordre dispersé de mesures de soutien nationales (à l'instar du prix plancher décidé par le Royaume-Uni) et la baisse des perspectives de revenus dégagés par les prochaines enchères. Or, la vente des quotas qui ne seront plus alloués gratuitement mais mis aux enchères à compter de 2013 (50 % des quotas mis en circulation, contre 4 % aujourd'hui) doit financer une part significative de la transition vers une économie bas carbone. Une révision du règlement de mise aux enchères est d'ailleurs à l'étude pour cet automne.

Un marché "parfaitement mortel"

A l'instar des marchés financiers, les observateurs craignent que le marché carbone de devienne une fin en soi, et ne perde de vue les objectifs environnementaux qui ont conduit à sa création. Mais à l'inverse des marchés de matières premières, il apparaît « parfaitement mortel », pour Christian de Perthuis, professeur associé et président de la chaire économie du climat à l'Université Paris-Dauphine, ancien chef de la Mission climat de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC) et l'un de ses plus fervents défenseurs. Christian de Perthuis préconise la création d'une autorité indépendante de régulation (AIR) capable d'assurer à la fois une gestion efficace à court terme (un cours suffisant pour orienter les investissements) et d'injecter une contrainte de long terme.

Newsletter

Climat & environnement

Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Illustration de la newsletter Climat & environnement

« La seule solution, c'est de fixer des objectifs de long terme contraignants », abonde Jérôme Malka, directeur général d'Orbeo, structure de trading de quotas créée à l'origine par la Société Générale et Rhodia et aujourd'hui détenue à 100 % par Solvay (qui a entre-temps racheté Rhodia). Cela permettrait en effet aux assujettis de faire des provisions de quotas en prévision des restrictions annoncées et de consentir des investissements avec une vision claire de leur rentabilité. S'il reconnaît « des signes de faiblesse » et admet que « la question du poids économique et environnemental de l'ETS est posée », il tient aussi à souligner la résilience du marché, qui traverse tant bien que mal la crise depuis deux ans.

À lire également

  • Le procès de la fraude à la TVA sur le CO2 révèle des dysfonctionnements
  • Budget 2012 : les gros industriels soumis aux quotas de CO2 seront taxés
  • La Chine risque de rattraper l'Europe sur le captage du CO2
  • Séoul instaure un marché du CO2
  • Les permis d'émission de CO2 ont augmenté en 2011

En attendant, à l'exception de l'Europe et des Etats-Unis, où elles diminuent à la faveur de la crise économique, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont battu un nouveau record en 2011, en hausse de 3,2 % globalement, mais de 9,3 % en Chine et 8,7 % en Inde. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), si une telle tendance se poursuivait, on se dirigerait tout droit vers une hausse des températures moyennes de 6°C à l'horizon 2050.

Dominique Pialot

Sur le même sujet

  • 1

    Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »

  • 2

    Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde

  • 3

    Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur

  • 4

    Projet de loi d’urgence agricole : un premier succès à l’Assemblée, de nouveaux risques au Sénat