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OPINION. « Pourquoi nous, jeunes socialistes, soutenons Boris Vallaud »

Collectif (*)

Publié le 23 avril 2025 à 15:24 - Mis à jour le 23 avril 2025 à 15:32

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Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

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OPINION. Le tableau dressé par les jeunes d'aujourd'hui est inquiétant : précarité alimentaire, désillusion face à l'avenir, coupes budgétaires dans l'éducation, et un système scolaire plus complexe que jamais. Le gouvernement manque de projet pour la jeunesse, et c’est par l’action collective et le soutien à Boris Vallaud que les jeunes socialistes souhaitent redresser la situation.

Précarité alimentaire banalisée, perte de confiance dans l'avenir, coupes budgétaires drastiques dans les universités, Parcoursup devenu un labyrinthe sans issue, avenir suspendu à des décisions absurdes : voilà le tableau que dressent les jeunes d'aujourd'hui. Comment en sommes-nous arrivés là ? Par l'inaction, par l'indifférence, par des calculs à courte vue qui sacrifient toute ambition politique sur l'autel du pragmatisme résigné. De projet pour la jeunesse, le gouvernement n'en a aucun. L'histoire nous enseigne pourtant que c'est dans celle-ci « que la pensée et l'action s'aiguillent pour le reste de l'existence », comme l'écrivait Léon Blum. Nous refusons d'être une génération de spectateurs.

C'est pourquoi, nous, Jeunes socialistes de tous horizons, choisissons de soutenir Boris Vallaud pour le 81e congrès du Parti socialiste. C'est avant tout par esprit d'union, de concorde et de respect mutuel que nous voulons rassembler, travailler, et faire avancer la condition de toutes et tous. Parce que l'heure est à la reconstruction, et non aux fractures internes. Parce que nous voulons un socialisme qui rassemble, et non qui s'enferme dans des jeux tactiques dérisoires. Parce que nous croyons encore qu'un parti politique n'est pas un simple rassemblement d'ambitions, mais une fraternité née de la révolte face à l'injustice.

La stratégie doit naître du fond, et non l'inverse. Des décennies durant, nos aînés ont cherché à être des bons gestionnaires d'une mondialisation qu'ils ont naïvement cru «heureuse», oscillant entre acceptation de l'ordre social et déploiement de mesures techniques sans substance et sans vision. Mais nous ne pouvons plus nous complaire dans les ruminations du passé et dans l'auto-flagellation permanente. Il est temps de renverser la table et de proposer un projet qui soit à la fois crédible tout en étant de rupture.

Que voulons-nous pour la jeunesse ?

Une éducation réellement émancipatrice, où l'école et l'université ne sont plus des variables d'ajustement budgétaire et où l'origine sociale ne détermine plus la réussite à l'école. La mixité sociale doit devenir une loi intangible et les ghettos scolaires doivent disparaître.

Une justice sociale qui affirme la primauté des travailleurs sur les intérêts du Capital et qui refuse d'être un simple correctif des dérives du marché. Elle doit garantir des conditions de travail dignes, une juste répartition des richesses et la protection des droits sociaux face aux dérives de la financiarisation. Nous exigeons  que la puissance publique impose des règles qui placent l'humain avant la rentabilité. C'est aussi la reconquête des services publics, le renforcement du droit du travail et la lutte contre la précarité qui gangrène une génération entière.

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Une protection des libertés et de l'égalité entre tous. L'histoire du socialisme est celle des grandes avancées pour les droits humains : dépénalisation de l'homosexualité en 1982, lutte contre le racisme dans les années 1980, parité en 1998, mariage pour tous en 2013 et inscription dans la Constitution du droit à l'avortement en 2024. Mais face aux attaques de l'extrême droite, ces acquis sont fragiles. Chaque citoyen doit pouvoir vivre librement sans être menacé en raison de son origine, son genre ou son orientation sexuelle.

Une révolution écologique qui ne se limite pas aux incantations, mais contraint les forces financières à réparer les ravages qu'elles ont engendrés. Il n'est pas nécessaire d'aller observer la fonte des icebergs dans les pôles ou la disparition du pergélisol au nord du Canada, pour constater les effets désastreux du dérèglement climatique et de l'effondrement de la biodiversité sur notre propre continent, l'Europe. En France, la crise de l'eau s'installe, les Pyrénées-Orientales sont en stress hydrique depuis trois ans, tandis que le Pas-de-Calais est inondé. Notre génération ne manque pas de défis à surmonter.

Transformer le Parti socialiste de l'intérieur

Le Parti socialiste a été grand lorsqu'il a su incarner la transformation sociale et non se contenter d'accompagner le cours du monde. Il a été fort lorsqu'il a osé être une force d'alternance économique au capitalisme. Nous ne voulons plus d'un PS qui se résume à de molles synthèses et des guerres d'ego.

Le Parti socialiste doit reconquérir les quartiers populaires qu'il a trop souvent déçus par le passé. Ces populations, abandonnées, stigmatisées, et trop souvent désignées par certains comme responsables de tous les maux du pays, ont cherché des réponses ailleurs, car nous n'avons pas su les convaincre. Certains se tournent vers l'extrême droite, d'autres vers la France Insoumise, qu'ils considèrent comme les seuls défenseurs des banlieues et des quartiers populaires. Pour regagner leur confiance, il est crucial de les écouter, de collaborer avec les différents acteurs connaissant le terrain, de comprendre leurs besoins réels et de proposer des solutions concrètes, tout en dépassant les divisions artificielles entre habitants des tours et des bourgs, qui se ressemblent bien plus que l'on ne veut leur faire croire, leurs problématiques étant en réalité souvent les mêmes (mépris des gouvernements successifs, insuffisance d'équipements éducatifs, culturels et sportifs, absence de volonté du politique pour améliorer leur quotidien...). Reconquérir les classes populaires doit devenir une priorité pour le Parti socialiste, quartier par quartier, tour par tour, bourg par bourg, porte par porte, car c'est à travers elles que nous pourrons véritablement réinventer l'égalité et la solidarité, en retrouvant les racines de notre engagement.

Aux côtés de Boris Vallaud, nous aspirons à un Parti socialiste qui ne se limite plus à un héritage, mais qui s'ancre dans les défis contemporains. Cela suppose des évolutions profondes dans notre organisation interne. Plutôt que des postures, nous voulons un parti qui forme, soutienne et équipe ses militants. Or, force est de constater qu'il a depuis trop longtemps abandonné cette mission. Aujourd'hui, les jeunes qui s'engagent réclament une formation politique, idéologique et pratique à la hauteur de leurs attentes. Il nous faut donc bâtir une véritable école du militantisme, ouverte à toutes et tous, dotée de ressources adaptées, d'une plateforme numérique interactive et d'outils modernes comme le vote électronique. Il nous faut engager notre énergie à la création d'un média socialiste dont nous serons fiers. Depuis trop longtemps, les réformes internes sont reportées. Il est temps d'agir.

Le projet porté par Boris Vallaud ne se borne pas à une simple refonte du fonctionnement interne du parti : il propose un renouveau profond du Parti socialiste, pour en faire un véritable parti de services, un parti au service des Françaises et des Français. Il est temps de rompre avec une structure trop éloignée du terrain, préoccupée uniquement par les prochaines échéances électorales, pour en faire une organisation utile au quotidien. Cela passe par des engagements concrets : développement d'initiatives locales d'aide alimentaire, de soutien scolaire, d'accompagnement administratif pour celles et ceux que l'État abandonne. Pour des publics fragiles, personnes âgées et jeunes étudiants ou travailleurs au premier chef, notre parti doit être un soutien concret, palpable. Le parti socialiste doit redevenir un levier d'entraide fraternelle et montrer qu'un autre monde est possible.

Les guerres, l'inaction face au dérèglement climatique, la progression de l'Internationale réactionnaire nous éloignent chaque jour un peu plus d'un avenir désirable et fraternel. Dans ce contexte particulièrement obscurci, ce 81e congrès du Parti socialiste peut paraître dérisoire. Pourtant, nous avons à gauche et en France une responsabilité particulière : redevenir une force de transformation et de rassemblement, pour gagner demain. Aussi, nous, Jeunes Socialistes, soutenons la contribution générale Unir portée par Boris Vallaud. Il est le seul à pouvoir rassembler la famille socialiste, divisée depuis Marseille alors qu'elle n'a jamais été aussi proche idéologiquement. Deux chemins se dressent à nous : la victoire d'un camp sur l'autre ou la victoire de tous(tes) les socialistes. Engageons-nous pour faire de ce congrès une réussite collective !

​​Nous sommes un collectif de 100 jeunes. Rejoignez-nous !

_______

(*) Signataires de la tribune :

Anaïs Demangeon (40) ; Antoine Huguet (41) ; Antoine L'Hotellier (FFE) ; Antoine Babajko (13) ; Antoine Terrier (40) ; Asmaa Merini (83) ; Aurore Pageaud (62) ; Caroline Racine (57) ; Chiara Pannunzio (78) ; Clément Latour (31) ; Cléo Saintclair (83) ; Côme Tong Cuong (75) ; Coutard (75) ; Eden Mationgo (77) ; Eli Biller (75) ; Elias Bendaouadji (57) ; Yanis Elkhalfi (34) ; Émilie Mostefaï (75) ; Matthias Evano (75) ; Florian Sentignan (94) ; Arthur Fournon (75) ; Gabriel Galera (66) ; Gabriela Drane (92) ; Gaspard Relion (29) ; Gauthier D. (69) ; Grégoire Gourdon (49) ; Guillaume Bugliani (13) ; Gwendal Manso (40) ; Hans Torvic Leclerc (18) ; Hugo De Baets (56) ; Hugo Serra Chinon (13) ; Jérémy Guérin de la Houssaye (75) ; Justine Chasseur (40) ; Killian Montesquieu (75) ; Laurena Lodi (13) ; Léo Guistiniani (29) ; Lilian Gerbaudo (69) ; Louis Debrabant (59) ; Lucas Hamidi (62) ; Lucas Rongieras (78) ; Lucian Bonnet (40) ; Luka Kobalava (67) ; Maël Thomas (33) ; Maïeul Tellier (89) ; Manoha Chalon (49) ; Manon Audap (40) ; Matthis Monteil (75) ; Maxime Fleury (24) ; Milan Sen (75) ; Nicolas Dziezuk (57) ; Noé Collomb (FFE) ; Noé Guigonet (13) ; Palthi Nzinga (95) ; Paul Carden (92) ; Pierre Hadzlik (59) ; Emma Pinçon (31) ; Plantey (40) ; Quentin Latour (31) ; Quentin Le Mené (45) ; Romain Troussel-Lamoureux (93) ; Rozenn Bonnet (40) ; Salome Elijah (75) ; Sara Mimoun Waitzmann (95) ; Silvère BOUVET (94) ; Théo Quenard (51) ; Théo Troussel-Lamoureux (93) ; Thomas Martheleur-Nassih (10) ; Thomas Rosset (75) ; Valentin Leprieur (44) ; Victor Lauriau (91) ; Walyd Kalem (78) ; Yoann Coupeau (77) ; Yves Mérillou (93) ; Zoé Bourlon (40).

Collectif (*)

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