"Nous sommes officiellement dans un marché qui a basculé en situation de pénurie. Si nous ne réagissons pas collectivement, il faut s'attendre à une grave crise du logement", annonce d'emblée Laetitia Vidal, directrice générale du promoteur Pierre Passion (Groupe Midi Habitat) et désormais nouvelle présidente de l'ObserveR de l'immobilier toulousain. Cette structure qui regroupe une cinquantaine d'acteurs de l'immobilier toulousain dresse chaque trimestre un état des lieux du marché de l'immobilier sur l'aire toulousaine.
Les données de la nouvelle enquête qui vient d'être publiée par l'ObserveR sont sans appel. Au premier trimestre 2022, le niveau de ventes et de logements en stocks atteint respectivement 1336 ventes et 3251 logements en stocks sur l'aire urbaine toulousaine. Pour atteindre des niveaux aussi bas, il faut remonter à l'année 2009 et à un contexte économique extrêmement défavorable dû à la crise financière survenue l'année précédente aux Etats-Unis. Cette dernière avait déferlé sur la majeure partie des pays industrialisés et touché en plein coeur le marché de l'immobilier français.
À Toulouse, la situation est similaire à celle de l'agglomération. Les mises en vente ont atteint leur plus bas niveau depuis 2009 et il faut remonter à 2012 pour trouver le même niveau de stock de logements disponibles.