Villes cyclables : Bordeaux décroche, La Rochelle, Bègles et Blanquefort sur le podium
Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
C'est une très vaste enquête menée l'an dernier par la FUB (fédération française des usagers de la bicyclette) auprès de 184.483 usagers du vélo de 5.418 communes, soit une participation en hausse de 63 % par rapport à l'édition 2017. Mais seules les 768 communes ayant réuni plus de 50 répondants figurent dans ce baromètre "Parlons vélo" des villes cyclables 2019. Cet "outil participatif de mesure du ressenti des politiques cyclables locales" s'appuie ainsi sur un échantillon particulièrement vaste.
Seules 43 villes sur les 768 du classement obtiennent une note supérieure à la moyenne et 61 % des communes classées ont reçu la note E ou F. Mais "40 % des répondants estiment néanmoins que les conditions de circulation à vélo dans leur ville ont évolué positivement depuis deux ans", souligne la FUB qui appelle à faire du vélo un enjeu majeur lors des élections municipales.
Ce ressenti d'une évolution positive grimpe même à 56 % pour les villes de plus de 200.000 habitants mais ce n'est pas le cas à Bordeaux où la FUB tient son congrès ces 6 et 7 février 2020. La préfecture de Gironde arrivait ainsi sur la 3e marche du podium du classement 2017 des onze villes de plus de 200.000 habitants avec une note de 3,5/6 (équivalant à un D "moyennement favorable"). Deux ans plus tard, Bordeaux n'apparaît qu'en 5e position avec une note de 3,2/6 correspondant toujours à un D malgré un nombre de réponses en hausse de 40 %. Pour cette catégorie de villes, le podium est constitué de Strasbourg (4 - B), Nantes (3,6 - C) et Rennes (3,5 - D), suivi de Paris (3,2 - D).
À lire également
Dans le détail, Bordeaux récolte beaucoup de points sur quatre critères principaux : nombre de magasins et ateliers de réparation ; facilité de location ; usage du vélo démocratisé et généralisation du double-sens cyclable. A l'inverse, les notes sont très mauvaises pour quatre autres indicateurs : stationnement de véhicule sur les pistes cylclables ; sécurité des enfants et personnes agées ; vols de vélos et solution alternative sûre lors de travaux. Par ailleurs, seuls deux indicateurs (généralisation du double-sens cyclable et sécurité aux intersections) progressent légèrement par rapport en 2017. Les 22 autres sont en repli, parfois très net en particulier les efforts de la ville, la communication pro-vélo, la ville à l'écoute des cyclistes le stationnement en gare et le trafic motorisé gênant.
Pierre Cheminade