LGV Bordeaux-Toulouse : moderniser les voies, l'alternative qui revient dans le débat
Maxime Giraudeau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
La modernisation d'une voie ferroviaire peut s'effectuer de nuit pour limiter l'impact sur le trafic, comme ici sur la ligne Bordeaux-Dax en septembre 2023.
Relier Paris à Toulouse en moins de quatre heures en construisant une ligne à grande vitesse... ou en rénovant les voies existantes ? Des députés de Gironde dégainent leur étude pour contrer le projet de lignes nouvelles vers Toulouse et Dax. La Tribune fait le point sur les intérêts et les limites de l'alternative.
C'était en août 2023. L'agence GPSO pour Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest, maître d'ouvrage des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, publiait sa première lettre d'information depuis la relance du programme en écrivant : « On ne peut laisser croire que des scénarios alternatifs de réaménagement des lignes existantes puissent être réalisés, à faible dépense, sans incidences significatives sur le cadre de vie des populations riveraines et les milieux naturels pour une performance ferroviaire équivalente. »
Un peu court pour faire taire les opposants qui brandissent désormais leur projet alternatif, en clamant exactement l'inverse : « On peut faire mieux pour beaucoup moins cher en modernisant les voies existantes ! » Les députés insoumis de Gironde Loïc Prud'homme et Mathilde Feld présentent ainsi leur étude alternative. Temps de trajet, travaux, coût : les arguments contradictoires s'opposent de tous les côtés.
D'un projet à l'autre, des temps de trajet proches
Se rendre à Toulouse depuis Paris sans arrêt en 3h10 contre 4h23 aujourd'hui, c'est la grande promesse du GPSO, défendu par les exécutifs régionaux de Nouvelle-Aquitaine et Occitanie avec l'État. Une grande vitesse permise par la ligne Tours-Bordeaux, mise en service en 2017, et par une ligne nouvelle à venir entre les deux capitales du Sud-Ouest. Toulouse ne serait ainsi plus qu'à 1h05 de Bordeaux, contre 2h07 affichées aujourd'hui par la SNCF.
Photo d'illustration (Crédits : Région Nouvelle-Aquitaine / Région Occitanie)
Le GPSO prévoit la construction de 418 kilomètres de lignes nouvelles. (crédit : agence GPSO)