Collectivités, État, Europe : toutes les parties sont appelées à financer les deux futures lignes à grande vitesse au départ de Bordeaux vers Toulouse et Dax. Les montants, encore en discussion côté européen, vont être débloqués à partir de l'année prochaine via d'importants emprunts. Des études doivent aussi être présentées en fin d'année pour justifier la pertinence du projet.14 milliards d'euros. C'est a minima la somme qu'il faudra rassembler pour construire les lignes ferroviaires à grande vitesse qui doivent relier Bordeaux à Toulouse et Dax à partir de 2032. Le montant, déjà colossal à l'heure de la restriction des dépenses publiques, pourrait même atteindre de plus hauts sommets puisque l'estimation ici faite date de 2020, avant la poussée inflationniste entraînée par la guerre en Ukraine.
Dans cette enveloppe, l'État et les collectivités se sont engagées à hauteur de 40 % chacun, soit 5,6 milliards d'euros de part et d'autre. Les 20 % restants devront être abondés par l'Union Européenne via la dotation transports du Mécanisme d'interconnexion en Europe.
Les collectivités en tête
Les collectivités locales ont commencé à verser leurs contributions en 2023. 74 millions d'euros ont ainsi été mobilisés, dont 24 au titre de la taxe spéciale d'équipement (TSE) appliquée sur plus de 2.300 communes. Une taxe apparue sur les avis d'imposition des contribuables et qui s'élève à quelques euros par foyer. Celle-ci doit être appliquée durant 40 ans mais fait l'objet d'un recours devant les tribunaux et est contestée par les habitants notamment dans le sud Gironde.
À partir de 2024, la contribution annuelle des collectivités du Sud-Ouest est portée à 160 millions d'euros (dont 60 issus de la TSE). Des premières rentrées pour la SGPSO, la société de projet chargée de collecter les subventions, qui lui permettent de financer l'amorçage de la machine et la réactualisation des études environnementales et techniques. Celles-ci sont attendues pour la fin d'année.