Innovation : Vegeplast lance sa capsule de café à remplir soi-même
Lucile Cantet
Lucile Cantet
Dans ses bureaux de la zone industrielle de Bazet, le PDG de Vegeplast Vincent Pluquet sert le café à ses interlocuteurs, fier de présenter son nouveau produit. Cuillère à la main, il remplit les capsules vides du café de son choix, avant de les placer dans sa cafetière. Début mai, cette nouvelle dosette est arrivée sur le marché après un an et demi de développement au sein des laboratoires et de l'usine Vegeplast. Pour l'instant, le dirigeant ne veut pas voir trop grand.
Ces nouvelles capsules sont disponibles chez des torréfacteurs et sur internet, elles n'ont pas encore trouvé leur place dans les rayons de la grande distribution.
L'éco-capsule, c'est ainsi que l'a baptisée son créateur, est entièrement fabriquée sur place, dans l'usine de Bazet. Le procédé est le même que celui adopté pour les dosettes pré-remplies vendues en supermarché. Vegeplast ne fabrique que des produits biodégradables réalisés à partir de plastique végétal. La différence de ce nouveau produit réside dans son utilisation : le consommateur achète des capsules vides et des opercules pour les refermer. À lui, ensuite, de les remplir comme il l'entend. Une innovation qui appartient à l'entreprise tarbaise puisque cette dernière a déposé un brevet. Vegepast est aujourd'hui la seule société à proposer ce produit et ne souffre donc d'aucune concurrence.
Autre point commun avec les dosettes biodégradables déjà remplies, les éco-capsules sont compatibles avec les machines du géant du café : Nespresso. Le grand groupe a livré une guerre à la PME tarbaise mais la justice a tranché à l'automne 2014. Vegeplast peut concevoir et fabriquer des dosettes utilisables dans les cafetières Nespresso. Le tribunal va même plus loin, Nespresso est désormais obligée de fournir au fabriquant toutes les informations nécessaires en cas de modification de sa machine à café. Une victoire attendue par Vincent Pluquet.
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Cette mésaventure avec Nespresso a valu à Vegeplast une baisse de son chiffre d'affaires en 2014. En effet, avant la décision de justice, Nespresso n'avait pas communiqué certaines modifications, ce qui a impacté les ventes. L'an dernier, l'entreprise est donc descendue à 3 millions de chiffre d'affaires (contre 4 millions en 2013). Vincent Pluquet vise une hausse de la production pour revenir à 4 millions dès cette année. Mais le chef d'entreprise ne s'arrête pas là. Après l'éco-capsule, Vegeplast veut poursuivre sur la voie de l'innovation, et travaille déjà sur de nouveaux projets. Il estime qu'en 2020 sa société pourra réaliser un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros.
Lucile Cantet
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