Des chercheurs d'Occitanie créent un outil pour améliorer les incubateurs
Israa Lizati
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La Tribune : Quel est l'objet de vos recherches sur les incubateurs de startups ?
Jonathan Maurice : Avec deux collègues de l'université de Montpellier, Chaffik Bakkali et Gérald Naro, nous avons travaillé sur les outils de contrôle de gestion à destination des incubateurs. Nous avons mis au point un outil de gestion pour améliorer leurs pratiques. Celui-ci leur permet d'avoir un pilotage et une évaluation pluridimensionnelle de leurs performances en ce qui concerne l'accompagnement de ces jeunes entreprises.
Comment fonctionne ce nouvel outil censé améliorer ces structures ?
Il s'agit d'un tableau de bord à quatre dimensions, inspiré du "balanced scorecard". Un tableau équilibré très utilisé dans le monde de l'entreprise qui comporte quatre perspectives : financière, client, processus internes et apprentissage organisationnel.
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Ici, il a été adapté au processus d'accompagnement entrepreneurial. Nous l'avons mis en place dans cinq incubateurs en Occitanie (le chercheur ne souhaite pas les citer, ndlr), plus précisément dans l'Hérault qui sont de taille différente, avec des missions différentes. L'outil possède des indicateurs de performance des entreprises qui sont accompagnées au sein de ces incubateurs. Il se présente sous forme de fichiers Excel avec un manuel de procédure sur les différents indicateurs et comment les renseigner et les calculer. Les incubateurs répondent à des questions chiffrées, ou fermées (où la réponse est oui ou non). Par exemple, quel est le nombre d'accompagnants consacrés à l'incubateur, le nombre de projets suivis, le nombre de créations d'entreprises, le budget de l'incubateur, quels sont les revenus des entrepreneurs avant/après, quel est leur chiffre d'affaires prévisionnel et le chiffre d'affaires réalisé, etc. Certains des indicateurs vont être renseignés sur une périodicité mensuelle et d'autres tous les ans ou les six mois en fonction de la disponibilité des données et de leur pertinence. L'idée est d'avoir à un bilan tous les ans.
Israa Lizati
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