Toulouse : feu vert pour le téléphérique urbain !

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
C'était la dernière étape administrative avant d'aboutir à l'élaboration d'un projet évoqué depuis de nombreuses années à Toulouse. Venant d'obtenir un avis favorable de la part de la commission d'enquête, le projet d'un téléphérique urbain sud à Toulouse va en effet voir le jour. Il ne manque plus que la publication de la déclaration d'utilité publique (Dup) au Journal officiel et les travaux pourront débuter, malgré une réserve à satisfaire du côté de Tisséo, le porteur du projet, concernant le bruit généré par l'engin.
Cette observation fait suite à l'enquête publique qui s'est déroulée du 11 février au 18 mars, permettant de récolter 398 contributions. Au-delà de la crainte de nuisances sonores, les contributeurs s'inquiètent des conditions de circulation aux abords des stations de ce futur téléphérique qui doit entrer en service fin 2020 et des possibilités de stationnement à proximité de ces stations.L'une de ses cinq recommandations de la commission d'enquête va en ce sens.
À ce sujet, Tisséo rappelle qu'il est prévu dans ce projet la construction d'un parking de 500 places au niveau de la station de l'Oncopole, tout comme des garages à vélos extensibles à chacune des trois stations. "Pour le stationnement automobile, des études seront faîtes après la mise en service du téléphérique et s'il y a besoin d'ajustements au niveau des parkings, nous en agrandirons certains comme nous le faisons actuellement le long de la Ligne A du métro", explique Francis Grass, le président de Tisséo Ingénierie.
Pour ce qui est de la réserve, le syndicat mixte en charge des transports en commun toulousains Tisséo met en avant le choix de la technique des 3 S. Ce système à trois câbles (deux porteurs et un tracteur) serait l'option qui limite au mieux les nuisances sonores d'une telle infrastructure et qui assure la meilleure stabilité possible pour les cabines.
Quoi qu'il en soit, ce qui attend les Toulousains, c'est bien un téléphérique qui reliera l'université Paul-Sabatier à l'Oncopole, en passant par le CHU de Rangueil. Trois stations pour un téléphérique de trois kilomètres de tracé, ce qui en fera le plus long de France.
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Le tracé, en relief du futur téléphérique urbain sud à Toulouse prévu fin 2020.
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Pour rappel, cette infrastructure coûtera 82,41 millions d'euros, sans compter les deux millions d'euros par an en moyenne, sur les vingt prochaines années, pour la maintenance. Les travaux vont débuter dès le mois de juillet, pour une mise en service fin 2020.
Pierrick Merlet