Bordeaux se dote d'une chaire pour explorer les transports intelligents connectés
Pierre Cheminade
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CC Pixabay by naive_eye
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Systèmes de transports intelligents coopératifs, convoyage, 5G, cybersécurité, internet des objets, géo-traitement des données, algorithmes, intelligence artificielle, capteurs temps réel, Radar et Lidar, architecture cloud : tous ces domaines de recherche liés aux véhicules connectés et autonomes seront abordés par la chaire "Mobilité et transports intelligents" lancée ce mercredi 2 octobre par l'Enseirb-Matmeca de Bordeaux INP, la Fondation Bordeaux université et l'Université de Bordeaux. Une démarche co-financée par cinq mécènes régionaux : Egis exploitation Aquitaine, Geosat, Gertrude, l'Ifsttar et NeoGLS (ex Géoloc Systems).
De quoi débloquer 220.000 € de financements directs sur une période de cinq ans auxquels s'ajouteront d'autres ressources de la Région Nouvelle-Aquitaine et de programmes de recherche européens notamment. Une dizaine de chercheurs, doctorants et stagiaires devraient y être rattachés à temps plein. "L'objectif est bien d'aller de la recherche en laboratoire jusqu'au prototypage et au test grandeur nature en embrassant tous les aspects des systèmes de transport intelligents coopératifs : l'amélioration de la sécurité, de la mobilité et de la qualité de vie, la baisse de la consommation d'énergie et l'apparition de nouveaux services", expose Mohamed Mosbah, porteur de la chaire et professeur en informatique à Bordeaux INP, visiblement heureux de voir ce projet aboutir "à l'issue d'une trentaine de réunions depuis deux ans" et quelques jours après la tenue à Bordeaux du congrès international ITS 4 Climate (systèmes de transports intelligents pour le climat).
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Via une étroite collaboration entre la recherche, la formation et les entreprises, cette nouvelle chaire devra notamment mettre sur pied des équipes de recherche visibles aux plans national et international ; développer des coopérations concrètes avec les entreprises locales, petites et grandes, notamment sur les capteurs, les données, la sécurité et l'algorithmique ; et favoriser les transferts de technologies entre le public et le privé. "En termes de retombées,on s'attend à des créations d'entreprises et de startups et des développements d'entreprises existantes telles que Geosat et NeoGLS mais aussi à la formation de nos étudiants à ces métiers experts pour qu'ils soient ensuite recrutés par ces entreprises", poursuit Mohamed Mosbah.
Pierre Cheminade