Christophe Courtin, le visionnaire
Laurence Bottero
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Assurtech, immobilier d’entreprise, activité de business angel… De son propre aveu, Christophe Courtin est « un entrepreneur dans l’âme ».
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Assurtech, immobilier d’entreprise, activité de business angel… De son propre aveu, Christophe Courtin est « un entrepreneur dans l’âme ».
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Disrupteur un jour, disrupteur toujours. Voilà qui pourrait résumer l'état d'esprit de Christophe Courtin. En 2006, alors que les Gafa ne sont encore qu'un concept, il lance ce qui peut être considéré comme la première assurtech française en créant, à Nice, le comparateur d'assurances en ligne Santiane. Une idée innovante, à laquelle « très peu de personnes croyaient », se souvient-il.
Pour lui, en revanche, elle va de soi :
Au fil des années, Santiane grandit. Christophe Courtin en cède les rênes en 2015, avant de sortir définitivement du capital en 2018. Entre-temps, ce diplômé de Paris-Dauphine, qui a créé sa toute première entreprise en 1999, à l'âge de 20 ans, se tourne vers un autre domaine, pas vraiment tech mais qu'il entend bien chambouler aussi : l'immobilier d'entreprise. Un secteur qui l'a toujours passionné et « n'a pas encore été disrupté ». Pour deux raisons simples, analyse-t-il : un ticket d'entrée très élevé et des acteurs installés de longue date, pétris d'habitudes, qui doivent pourtant se réinventer face à l'arrivée des nouvelles générations et des nouveaux usages de travail.
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Tant qu'à bouleverser le secteur, autant le faire sur la première technopole d'Europe, Sophia-Antipolis, réputée pour son aura en matière d'innovation... mais pas pour la qualité de ses bureaux ! « Il y a une vraie dichotomie à Sophia-Antipolis. D'un côté, elle est la première technopole européenne et l'innovation y est omniprésente ; de l'autre, la majorité des bureaux sont obsolètes et peu attractifs. Pourtant, de très grandes entreprises, certaines internationales, sont installées ici et disposent d'autres bureaux dans le monde bien plus modernes et adaptés, capables de développer la créativité des collaborateurs. J'ai pensé que nous devions leur proposer le même standard, et même davantage. Il ne faut pas oublier que ce sont majoritairement des activités de R&D qui y sont implantées. »
Laurence Bottero