L’IMREDD, cet Institut qui teste les technos et usages du futur

Laurence Bottero
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On aimerait éviter le terme de laboratoire, tant celui-ci est accolé à nombres d'opérations menées et qu'il en devient presque galvaudé. D'autant que Imredd ne fait pas que faire joujou avec des idées dont il teste le potentiel, il va au-delà en créant aussi des outils déjà dans la vie quotidienne.
L'Institut méditerranéen du risque et du développement durable est né au moment où le terme smart city lui-même n'était pas galvaudé. On parlait alors de capteurs et c'est même ainsi que l'une des premières expérimentations s'est lancée, lorsque l'Institut a été choisi pour monitorer la ville de Nice.
Quelques années plus tard, l'Imredd s'élève fièrement dans le ciel niçois. Posé au cœur de l'Eco-Vallée, cette Opération d'intérêt national qui est axée sur les eco-technologies il est donc un bras armé sur la pure innovation, la vraie serait-on tenté d'écrire, car ici se testent, s'inventent, se créent des projets qui ne sont pas encore tombé dans le quotidien et relèvent de la disruption.
Le bâtiment, lui-même, raconte cette histoire. 5.000 m2, des lames de verre qui laissent entrer la lumière mais stoppent la chaleur entourent le cube pensé par l'architecte Marc Barani. Au-delà de l'aspect fonctionnel, il y a de la poésie aussi dans cet outil aux multiples facettes.
Un bâtiment qui, à l'intérieur, applique la philosophie qu'il exprime à l'extérieur. L'usage de l'ascenseur est proscrit et l'immense escalier en colimaçon en béton brut qui trône au centre est à privilégier. On est développement durable ou on ne l'est pas...
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Un bâtiment qui lui-même est un outil de test. Sur le toit, des panneaux photovoltaïques permettent certes de générer et stocker de l'énergie mais aussi de mieux connaître la façon dont retirer la productivité maximale et surtout, point souvent négligé, comment les entretenir au mieux. « Nous nous sommes posés la question de la disposition choisie. Est-elle la plus optimale, la plus productive ? Et se pose aussi la question de la maintenance », note Pierre-Jean Barre. Notamment comment identifier les points chauds, ces points qui a peuvent détériorer le rendement. Ici, c'est un drone, équipé d'une caméra thermique et d'un logiciel d'intelligence artificielle, qui effectue le repérage.
Laurence Bottero