Transformons la France : Nice Côte d’Azur, modèle européen ?

Laurence Bottero
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... ice Côte d’Azur.
« Transformer la France, c'est un terme approprié et ici, on se l'approprie », affirme Christian Estrosi. Le président de la métropole Nice Côte d'Azur le dit, « la relance économique est un enjeu essentiel et l'emploi un enjeu majeur. Ces 15 derniers mois nous avons mesuré de profonds changements, dans les raisonnements, dans l'administration des collectivités comme des grandes entreprises, qui nous font penser que là où il y a encore un an on estimait qu'à 10 ans, il y aurait à peu près 10% de métiers qui disparaîtraient et 10% de métiers nouveaux qui émergeraient, en réalité, il faut saisir aussi l'opportunité et l'expérience qui vient de se passer pour accélérer le mouvement et requalifier ceux qui doivent l'être pour rentrer dans ces nouveaux métiers ».
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Alors que le pays - et les entreprises - retrouvent, peu à peu, une vie déconfinée, les signaux faibles et forts envoyés par l'économie sont-ils rassurants ? Indéniablement, affirme Christian Estrosi. « Ce n'est pas parce que l'aéroport a été vide que nous avons été inquiets pour l'avenir. Il y avait 8 millions de passagers par an lorsque j'ai été élu à la tête de la Ville de Nice en 2008, au 31 décembre 2019, il y en avait 15 millions, on avait quasiment doublé et que nous avions un objectif à 2025-2026 d'être à 18-19 millions de passagers par an. Je reste convaincu que même si nous avons perdu 70% des fréquentations de l'aéroport pour cause de Covid fermeture des lignes internationales, nous pouvons continuer à croire à cet objectif à 2025 car je crois que nous ressortons de cette crise sanitaire renforcés sur l'attractivité de notre territoire et nous le voyons bien dans les contacts qui sont pris ». Et le meilleur indicateur, ce sont les grues et chantiers qui fleurissent le ciel niçois. Principal bénéficiaire, le secteur de l'hôtellerie n'a pas ralenti et encore moins annulé les projets engagés, dont ceux qui vont fortifier le parc des chambres, passant à horizon fin 2022 - début 2023, de 5 500 chambres à 8 500 chambres, principalement 4 étoiles luxe ou de 5 étoiles Palace. « Si ces investisseurs-là n'ont pas baissé la voilure et ont continué à tenir bon c'est parce qu'ils ont compris, qu'avec tout ce qu'il s'est passé, cela ne pouvait que renforcer l'attractivité de notre ville », analyse Christian Estrosi.
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