Quel avenir pour le foie gras produit en laboratoire ?
Jean-Philippe Déjean
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Le foie gras ne peut être juridiquement produit que par gavage.
Regis Duvignau
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Le foie gras ne peut être juridiquement produit que par gavage.
Regis Duvignau
Impossible d'arrêter le progrès, surtout en ce qui concerne la fabrication de viande in vitro. Proposer un steak haché ayant la texture, le goût et les qualités nutritionnelles du steak haché naturel, in vivo, mais sans les problèmes liés aux conditions de l'élevage des animaux (nutrition et vaccination comprises), ainsi que de leur abattage est encore un rêve.
Pourtant de nombreux laboratoires travaillent déjà concrètement sur ce type de culture. Avec un intérêt qui va bien au-delà du simple steak puisque le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) vient de tirer la sonnette d'alarme. Le Cifog s'inquiète des travaux déjà menés en laboratoire sur le foie gras et condamne d'avance leur viabilité juridique.
L'interprofession du foie gras surréagit-elle à une activité scientifique encore d'avant-garde ou prend-elle au contraire la mesure du danger ? Difficile à dire. En tout cas la production de viande synthétique ne semble pas être pour tout de suite. Comme l'a précisé Jean-François Hocquette, directeur de recherche à l'Inrae (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement), spécialiste en biologie musculaire, dans l'émission « Vox Pop » d'Arte consacrée ce dimanche 5 septembre à la révolution de la foodtech (18:47 à 19:23), les cellules ont besoin de carburant pour se diviser.
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Il ne suffit pas de laisser le processus biologique se dérouler de lui-même pour arriver sans effort de la cellule musculaire de départ à la fabrication d'un steak ou d'un filet mignon. Parce que les cellules ont besoin de carburant pour se diviser. Le chercheur de l'Inrae souligne ainsi que ce carburant de la division cellulaire utilisé en laboratoire consiste traditionnellement en "quelques gouttes de veau fœtal".
Jean-Philippe Déjean