Quelles perspectives de croissance pour Median Technologies ?
Laurence Bottero
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2021 aura été à l'image de ce que laissait présager 2020 : une année de consolidation qui s'est traduite par un renforcement des compétences en interne, avec notamment l'arrivée dès le mois de février de Thomas Bonnefont et Mike Doherty, respectivement au poste de Chief Operating and Commercial Officier et de Sr Strategy Advisor, Product Develpment. Deux recrutements évidemment stratégiques, puisque effectués pour donner toutes les forces et les expertises nécessaires à Median Technologies, alors en phase de développement produit de iBiopsy. iBiopsy, c'est le petit bijou technologique qui porte la vision de la PME d'une imagerie non invasive, capable grâce à l'intelligence artificielle et aux sciences de la donnée, d'apporter des éléments de diagnostic précis. Lesquels s'inscrivent - et c'est tout l'enjeu - dans ce que l'on appelle la maladie prédictive et de précision. Comprendre pour ce dernier point, permettre un traitement le plus personnalisé possible.
Et ce, d'autant plus que iBiopsy adresse déjà des pathologies telles que les maladies du foie - la stéatose hépatique non alcoolique ou le NASH -, permet de prédire l'efficacité des thérapies en immuno-oncologie et le diagnostic précoce du cancer du poumon dans les populations à risque.
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Le cancer du poumon qui a précisément fait l'objet d'une étude de grande ampleur menée sur une cohorte de 1696 patients, étude qui a prouvé l'extrême précision de iBiopsy sur les nodules pulmonaires, avec pour conséquence de pouvoir préciser la qualité de ceux-ci, bénins ou malins. Car là réside le cœur même de la disruption apportée par Median Technolgies. L'imagerie « traditionnelle » n'est pas capable de déterminer la nature des nodules et elle peut totalement créer un faux positif. « Une tumeur n'est jamais homogène », indique Fredrik Brag. « Nous avons réussi à démontrer que nous sommes capables de caractériser si une tumeur est bénigne ou maline ». Or, le cancer du poumon « représente l'un des plus grands coûts de santé dans le monde » dit encore Fredrik Brag. Surtout, il entraîne un taux de mortalité de 95% à 5 ans. On imagine donc ce que permettrait un diagnostic précis en termes de prévention. Pour le cancer du poumon mais pour tout autre type de cancer. « Nous connaissions le potentiel de iBiopsy mais nous démontrons au travers de cette étude que nous tenons nos promesses. Si l'on diagnostique le patient au stade 1, on peut alors le sauver », ajoute le PDG de Median Technologies.
Laurence Bottero