Energaïa : l’intelligence artificielle au service de la performance des parcs éoliens et photovoltaïques
Pauline Compan
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Sereema, qui propose des solutions d'optimisation de turbines d'éoliennes, est venue présenter ses innovation sur le salon Energaia.
Sereema
L’intelligence artificielle (IA) prend aujourd’hui toute sa place dans le monde de la transition énergétique. Des applications sont désormais disponibles, donnant aux exploitants de parcs d’énergies renouvelables de nouveaux outils pour optimiser leurs installations. Lors du salon Energaïa, qui s’est tenu du 8 au 9 décembre à Montpellier, les professionnels du secteur ont fait le point sur les apports de l’IA à la performance de la transition énergétique.
Le déploiement d'énergies renouvelables rompt avec la structure traditionnelle des réseaux de transport et de distribution d'énergie français centralisés. Avec la multiplication des lieux de production et les problématiques liées à la gestion et à l'optimisation de ces flux, le secteur des énergies renouvelables (ENR) implique le déploiement d'une nouvelle filière de services digitaux, dont font partie les acteurs de l'intelligence artificielle (IA).
On estime le nombre d'éoliennes terrestres en France en 2021 à 8.000, réparties sur 1.380 parcs. La production est portée par l'éolien terrestre, mais le nombre d'appels d'offres pour l'éolien offshore est croissant sur les dernières années. Pour adresser ce marché, des entreprises développent des solutions de mesures et d'optimisation de chaque machines présentes sur ces parcs.
Se pencher sur le problème du bruit des éoliennes
« L'objectif deSereemaest d'optimiser les exploitations éoliennes avec le digital,explique Jérôme Imbert, CEO de Sereema à Montpellier.Notre technologie se compose d'une boîte embarquée sur les éoliennes, qui, telle une montre connectée, va utiliser ses capteurs pour collecter des informations sur l'environnement et le comportement de l'éolienne. L'IA permet d'identifier certains signaux et appuie nos diagnostics. Notre prochaine innovation sera de définir un optimum de fonctionnement pour chaque machine, en fonction de son orientation spécifique ou de l'axe du vent. C'est un processus de machine learning actuellement à l'étude. Ces questions peuvent ensuite entraîner des gains de productivité, et donc des gains monétaires importants. »
Chez Engie Green, Philippe Alexandre, conseiller technique Business & Innovation, indique que l'énergéticien a voulu s'intéresser au problème du bruit généré par les parcs éoliens : « C'est une préoccupation importante pour les riverains des lieux de production et qui fait l'objet d'une réglementation contraignante. La projet IA Presence est une méthode de machine learning où l'IA sépare les bruits naturels de ceux produits par les éoliennes. Notre algorithme affiche encore une marge d'erreur de 2 à 3 db, mais nous améliorons le produit en continue pour obtenir assez vite des résultats fiables ».
Mieux comprendre les taux d'ensoleillement
En 2019, la capacité du parc solaire photovoltaïque raccordé au réseau en France métropolitaine a atteint 9,4 GW, une progression de 10,4% par rapport à 2018. Pour continuer à augmenter la production d'énergie solaire, les acteurs de l'IA misent sur une meilleure compréhension des taux d'ensoleillement.
Jean-Baptiste Beyssac, CEO de SESA Solar Energy Systems Analytics, présente sa solution : « 39% des capacités de production installées dans monde sont solaires, détaille. Cela représente un défi d'exploitation, surtout si on veut consommer cette énergie en local. Notre société propose un logiciel d'estimation de la ressource solaire qui fait l'objet d'un brevet d'invention du CNRS. En local, on s'adapte à l'instrumentation du site, aux besoins du client et à la dynamique de prévision souhaitée ».
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