Toulouse pilote une expérience scientifique internationale autour du blob
Israa Lizati
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Audrey Dussutour, chercheuse et spécialiste française du blob l'étudie depuis 2009.
David VILLA
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Audrey Dussutour, chercheuse et spécialiste française du blob l'étudie depuis 2009.
David VILLA
Le blob fascine tout le monde, les petits comme les grands. Dans le cadre d'expériences conduites par le CNRS, l'astronaute français Thomas Pesquet a même embarqué avec lui quatre blobs lors de son deuxième séjour à bord de la station spatiale internationale (ISS). Ni animal, ni végétal, ni champignon, cet organisme unicellulaire est capable de se régénérer et d'apprendre sans cerveau.
Afin de continuer de percer les mystères de cet organisme vivant aux capacités étonnantes tout en expérimentant les étapes de la démarche scientifique, le CNRS va lancer l'opération "Derrière le blob, la recherche". Cette expérience citoyenne inédite, menée conjointement par le CNRS Occitanie Ouest, Audrey Dussutour spécialiste française du blob et le Quai des Savoirs, va impliquer quelque 15.000 personnes.
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Les volontaires deviendront ainsi acteurs et actrices de la recherche, avec une question : quels seront les effets du changement climatique sur le blob ? Habitués des sous-bois des pays tempérés, les myxomycètes, la classe d'organismes à laquelle appartient le blob, participent à l'équilibre de la forêt en enrichissant le sol en minéraux. Les vagues de chaleur, qui vont devenir plus longues, intenses, fréquentes et inattendues avec le changement climatique, risquent donc d'avoir des conséquences importantes sur les myxomycètes et leur environnement.

Israa Lizati