Startup industrielle : faut-il une BPI dédiée au financement de la production ?

Pierrick Merlet
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Le logo de la French Fab, label censé représenter et fédérer les startups industrielles innovantes.
Reuters

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La French Tech de Toulouse s'est récemment félicitée de l'attractivité de ses membres sur l'année 2021, malgré un contexte sanitaire et économique incertain. Après avoir levé 158 millions d'euros en 2020, les startups de Toulouse ont levé 350 millions d'euros en 2021, ce qui en fait un record à ce sujet. Bien évidemment, ce chiffre est à relativiser avec notamment l'opération seule réalisée par l'acteur du spatial Loft Orbital (125 millions) ou encore Agronutris (100 millions). Surtout, ce bilan, plus qu'honorable en façade, cache des difficultés de financement pour ces startups, et notamment celles à vocation industrielle.
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Néanmoins, la startup, qui travaille sur le développement d'un aéronef régional avec des premiers essais en vol en 2023 et un moteur aéronautique hybride, va faire appel à des investisseurs étrangers pour boucler une importante levée de fonds en 2022. Un montant de plusieurs dizaines de millions d'euros est évoqué, afin notamment de faire face à une rude concurrence étrangère sur ces technologies dans la course à l'avion bas carbone.
Pierrick Merlet