MoRice explore de nouveaux desserts végétaux
Maëva Gardet-Pizzo
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C'est en 2017 que MoRice embarque dans l'aventure entrepreneuriale, bien décidée à conquérir le public des amateurs de laits végétaux. « Jusqu'à cette époque, c'était surtout des produits à base de soja qui étaient proposés », observe Jean-Christophe Bernard, PDG de MoRice. « Puis le lait de coco est arrivé. Il est très gourmand et a permis d'attirer un nouveau public, y compris dans la grande distribution ». Sauf que le lait de coco est gras. Et son approvisionnement peu en phase avec les nouvelles aspirations d'éco-responsabilité des consommateurs. « Les cocos viennent de loin et sont issues de circuits rarement équitables. Il y a une opacité sur les méthodes de production. Certains disent qu'il s'agit de la nouvelle huile de palme ».
Alors MoRice veut proposer autre chose. Avec le souci de s'inscrire dans une économie de circuits courts. L'entreprise se tourne alors vers le riz de Camargue. Un produit déjà utilisé dans le domaine des desserts végétaux mais peu démocratisé faute d'une texture suffisamment convaincante, trop éloignée des yaourts classiques.
Peu à peu, MoRice pénètre plusieurs enseignes de magasins bio. Biocoop, Satoriz, La vie claire, Marcel & fils, Naturalia... Jusqu'à y occuper la place de troisième marque sur le segment desserts végétaux. Un titre qui se défend, à grand renfort d'innovations.
La PME s'attelle ainsi à proposer « deux innovations de rupture par an », sous l'impulsion d'une salariée dédiée, et parfois, avec le soutien de prestataires extérieurs.
En 2021, elle confectionne ainsi un Momage blanc, version végétale du fromage blanc. Une offre encore inexistante. « Les consommateurs n'ont pas tout de suite compris l'intérêt. Il leur a fallu un peu de temps pour l'accepter. Mais désormais, il est présent dans 1.000 magasins et c'est notre meilleure vente ».
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La même année, MoRice lance également un riz au lait à la coco (équitable). « Comme nous étions connus pour notre travail du riz, les consommateurs s'attendaient à ce que l'on fasse du riz au lait. Nous nous sommes dit qu'il fallait en effet tirer profit de notre expertise du riz et de notre équipement pour proposer un riz au lait artisanal cuit à basse température. Pour un résultat qui ne soit pas compact, mais fondant et léger ». Un produit « très bien accepté » par le public, assure l'entrepreneur.
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