Median Technologies, la medtech française qui intéresse les laboratoires américains et chinois
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Median Technologies
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Median Technologies
DR
« Patience et longueur de temps... » pourrait parfaitement être l'adage qui résume le parcours de Median Technologies, medtech née en 2002 à Sophia-Antipolis, persuadée qu'une approche plus qualitative et quantitative de l'imagerie médicale serait l'une des voies pour améliorer le diagnostic et donc le traitement de certaines maladies, dont les cancers et maladies métaboliques.
Une certitude pour Fredrik Brag, son co-fondateur et CEO qui a maintes fois pris le bâton de pèlerin pour expliquer, convaincre, s'appuyant aussi au fil du temps et de l'évolution de Median Technologies, sur les résultats - et les études cliniques - engrangés par celle-ci.
Des résultats qui se reflètent notamment sur le chiffre d'affaires, en progression de 16% en 2022 à 23,8 millions d'euros. Et c'est l'activité iCRO qui permet cette performance, activité rentable, quand iBiopsy, le seconde « jambe » de Median Technologies continue de drainer les investissements. La R&D est évidemment capitale pour la medtech qui a su s'entourer de talents, notamment en intelligence artificielle. Et c'est d'iBiopsy qu'est né Imaging Lab, en mai dernier, solution qui utilise les synergies entre les services pharma et l'intelligence artificielle. Une solution qui exploite beaucoup plus finement les données issues des essais cliniques, avec pour conséquence de permettre des programmes de développement de nouveaux biomarqueurs. Ce qui revêt un caractère extrêmement stratégique pour les laboratoires pharma, les laboratoires américains et chinois ayant particulièrement manifesté leur intérêt.
À lire également
Ce qui évidemment est de nature à porter le développe de la medtech française. Median Technologies qui va aider au recrutement de patients en stade précoce, l'objectif étant toujours de mener un diagnostic au plus tôt. « Nous gérons plus de 200 études dans le monde », précise Fredrik Brag. Median qui va aussi aider à mieux comprendre le mécanisme du médicament, certains patients ne répondant pas au médicament administré, ce qui pose la question d'un biomarqueur qui empêcherait ce médicament d'agir comme attendu. « Ce travail devrait permettre d'augmenter le taux de réussite d'un traitement », projette Fredrik Brag, « sachant que 70% des patients ne répondent pas favorablement au traitement prescrit ». Cela signifie aussi un pas de plus vers la médecine personnalisée. D'où, encore une fois, l'apport non négligeable d'Imaging Lab. Car les plus grands laboratoires investissent évidement dans l'IA, c'est notamment un point qui sert leur développement d'autant plus dans un contexte extrêmement concurrentiel à l'échelle mondiale. Une course qui va donc s'accélérer et où l'importance d'être doté des bons outils est majeur.
Laurence Bottero