Cybersécurité : Legapass fait appel aux hackers éthiques pour conforter la sécurité des données du patrimoine digital
Laurence Bottero
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La sécurisation des données, c'est le cœur du réacteur de l'offre de Legapass. Née il y a à peine plus d'un an, la startup basée à Nice s'est spécialisée dans la sécurisation et la transmission du patrimoine digital, ces actifs numériques très personnels - comptes bancaires, cryptomonnaies, réseaux sociaux - qu'il est très complexe de récupérer lors d'un décès. Un trou dans la raquette de la transmission que l'entreprise tente donc de combler.
Si en un peu plus de douze mois, Legapass prend place sur un marché qu'elle a contribué à créer en France, son dirigeant, Jean-Charles Chemin sait que la sécurisation est, dans un contexte croissant de cyberattaques, l'objet de bien des attentions. Autant de la part de ceux qui s'intéressent à sa solution, qu'en interne. Et le test grandeur réel est évidemment la meilleure façon de jauger et juger le niveau de possible vulnérabilité. D'où l'intérêt de faire appel au bug bounty ou plus précisément à des hackers dits éthiques.
Un choix que Jean-Charles Chemin estime « novateur pour une startup ». Faire entrer le loup dans la bergerie est donc un risque assumé. Parce qu'il a bien des vertus. D'abord, explique le CEO de Legapass, celui de démontrer le niveau de maturité de la solution. Un test en condition réelle vaut mille mots. « Aujourd'hui, nous souhaitons être audités en permanence », affirme le jeune dirigeant. Parce que cela rassure le marché mais l'exercice a aussi d'autres vertus, notamment celle de faire grandir le niveau d'expertise des développeurs. « C'est une façon de former les équipes », acquiesce Jean-Charles Chemin. « Nous travaillons sur chaque remontée qui nous est faite. Aucune faille significative n'a été repérée mais nous travaillons sur les remontées minimes qui nous sont faites ».
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Aux manettes de cette opération spéciale, la plateforme de mise en relation YesWeHack, créée en 2015, disposant d'un portefeuille de 45.000 experts répartis dans 170 pays et qui a déjà hacké l'application Tous Anti-Covid ou France Connect.
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